La Fédération du micro-crédit veut devenir un mini GPBM

Réunions informelles entre la fédération et la tutelle pour étudier les mesures de réorganisation
du secteur.
Bientôt des commissions permanentes au sein de la Fnam.

Pour le micro-crédit, les rentrées se suivent mais ne se ressemblent pas. Fort heureusement, celle de l’année dernière ayant été mouvementée en raison de l’explosion des impayés et de la crise financière de certaines associations, la rentrée de cette année est plutôt bien entamée. Bien que la Fédération du microcrédit (Fnam) n’ait pas encore tenu son premier conseil d’administration de la saison -prévu d’ailleurs pour le 9 octobre- les réunions de travail et de concertation, elles, ont bien démarré. Lundi 14 septembre, une rencontre a réuni les responsables de la fédération et les représentants des pouvoirs publics notamment ceux de Bank Al Maghrib et le ministère des finances pour le compte duquel c’est le ministre, Salaheddine Mezouar, qui a assisté en personne. «L’année dernière les réunions se tenaient sur fond de crise, cette année, c’est tout à fait le contraire», confie un des participants à cette rencontre.
De quoi a-t-on discuté ? «Des mesures-clés pour relancer l’activité du secteur», explique notre source. Opérateurs et représentants de l’Etat estiment, en effet, que la crise est maintenant dépassée, particulièrement depuis le rapprochement entre Zakoura et la Fondation Banque populaire pour le microcrédit. Aujourd’hui, confie un membre de la Fnam, il faut penser à l’avenir. En un mot, les opérateurs semblent avoir repris confiance et veulent communiquer de manière positive. «Nous allons, dans un premier temps, travailler sur la sensibilisation des acteurs et des clients quant à la problématique des impayés et des remboursements car il y va de la pérennité du système». Au-delà, les membres de la Fnam nourrissent des ambitions pour leur fédération. Après le recrutement d’un délégué général, en juillet dernier, en la personne de Jamal Dadi (lire www.lavieeco.com ), un gros travail de structuration est sur le point d’être entamé avec à la clé la mise sur pied de commissions de travail permanentes à l’image de ce qui se fait chez les banques. D’ailleurs, les membres de la Fnam n’hésitent pas à afficher leur ambitions de devenir «un mini GPBM».