La datte, levier de développement économique du Sud

Un salon de 40 000 m2, 180 exposants de 12 pays et 60 000 visiteurs. Des conventions pour développer la production et la commercialisation des dattes marocaines.

Trois conventions visant à appuyer la promotion de la commercialisation des dattes marocaines sur le marché national et spécialement dans les grandes et moyennes surfaces ont été signées jeudi 31 octobre à Erfoud, en marge de l’inauguration de la 4e édition du Salon des dattes au Maroc. A travers ces conventions, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime a négocié les conditions de commercialisation des dattes marocaines avec 3 enseignes de grandes et moyennes surfaces : Marjane, Label’Vie et Asswak Assalam. L’objectif est de faciliter aux groupements d’intérêts économiques (GIE) l’accès à ces distributeurs et par conséquent augmenter les revenus des producteurs de dattes membres de ces GIE. «Grâce à ces conventions, les grandes et moyennes surfaces étaleront leurs commandes en dattes marocaines sur toute l’année», a annoncé Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime.
Autre événement, la signature d’une convention définissant les modalités et les conditions de fourniture d’énergie aux exploitations agricoles situées dans l’axe Errachidia-Boudnib.

La production nationale s’élève à 110 000 tonnes

Ce projet d’électrification s’inscrit dans le cadre du développement de la filière phoénicicole, composante essentielle du Plan Maroc Vert. Le coût global de ce projet de 36 mois est estimé à 100,2 MDH, dont 37,50% seront financés par le ministère de l’agriculture, 20,80% par le Conseil régional et provincial et 20,80% par l’ONEE. Le reste sera cofinancé par l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) et l’Association des investisseurs producteurs de palmiers (AIPP). Si autant de conventions ont été signées lors du salon qui s’est déroulé du 31 octobre au 3 novembre, c’est que l’événement est de taille. Le salon s’étale en effet sur une superficie de 40 000 m² pour 180 exposants venus de 12 pays et plus de 60 000 visiteurs attendus. L’enjeu est également important : un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dirhams et plus de 5 000 tonnes de dattes de qualité supérieure à l’export à l’horizon 2020. Le Maroc dispose de tous les atouts pour relever ce challenge. Pour l’ANDZOA, «la production nationale a progressé de 10% durant les 5 dernières campagnes agricoles. Elle dépasse aujourd’hui les 110000 tonnes. Au niveau mondial, le pays occupe déjà la 7e place avec une palmeraie avoisinant les 48 000 hectares. Nous comptons améliorer notre production, nos exportations et par conséquent notre positionnement mondial». Les moyens déployés semblent être à la hauteur des ambitions.