La croissance du PIB non agricole s’améliore

La valeur ajoutée du secteur primaire en baisse de 7,4% sur le premier trimestre 2016. Le commerce, les télécommunications, les services rendus par l’administration publique générale et l’hôtellerie/restauration ont fait beaucoup mieux que pendant l’exercice précédent.

Les prévisions d’une année 2016 difficile en termes de croissance, annoncées au mois de janvier dernier, commencent à se confirmer. Sur le premier trimestre en effet, la croissance du produit intérieur brut (PIB) n’a pas dépassé 1,7%, au lieu de 4,7% au même trimestre de 2015, selon l’arrêté des comptes nationaux que le HCP a publié la semaine dernière. C’est un ralentissement très fort qui trouve son explication principale dans la baisse de la valeur ajoutée du secteur primaire. Celle-ci a viré au rouge : -7,4% sur les premiers trois mois de 2016 au lieu de +14,9% un an auparavant. Et cette baisse est surtout le fait de l’agriculture : -9% contre +13,6% à la même période de 2014. Et d’après les estimations des conjoncturistes du HCP, l’activité économique au deuxième trimestre (dont les comptes seront arrêtés fin septembre) aurait progressé à un rythme encore moins élevé qu’au premier : +1,4%. Comme au premier trimestre, la baisse de la valeur ajoutée agricole de 12,1% en est la principale cause. A en croire la même source, le ralentissement se poursuivrait au troisième trimestre où la croissance ne dépasserait pas 1,2%, là encore freinée par une baisse de l’activité agricole de 13,2%.

Contribution négative des échanges extérieurs à la croissance

Pour s’en tenir aux comptes arrêtés du premier trimestre, on note que la croissance non agricole a été de 3,1%, tirée par les activités du secondaire dont la valeur ajoutée a progressé de 3,1% au lieu de 2,7% un an auparavant, et par celles du tertiaire qui ont réalisée une valeur ajoutée en croissance de 2% au lieu de 0,9% à la même période de 2015. Dans le secteur secondaire, les activités en amélioration, selon le HCP, ce sont surtout l’industrie d’extraction et le BTP ; l’industrie de transformation et l’électricité et l’eau réalisant des valeurs ajoutées positives mais en forte décélération.

Dans le secteur tertiaire, et à l’exception des activités financières (-0,3%), toutes les branches ont réalisé des croissances positives. Bien plus, le commerce, les télécommunications, les services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale et l’hôtellerie et restauration ont fait beaucoup mieux que pendant l’exercice précédent.

Pour l’essentiel, cette offre a été tirée par la demande intérieure, en hausse de 3% contre 0,3% au même trimestre de 2015. Par composante, ce sont les dépenses de consommation des ménages et l’investissement qui ont le plus contribué à la croissance. La demande étrangère, appréhendée à travers le solde des échanges extérieurs, a par contre contribué négativement à la croissance économique.