La croissance continue de ralentir : le PIB n’a crû que de 2.6% au 2ème trimestre contre 2.8% au précédent

Baisse des activités agricoles de 9.8%, mais hausse de celles non agricoles de 4.7% . Maintien de la consommation domestique mais baisse de régime de l’investissement.

La croissance économique continue de ralentir. Selon les dernières indications du HCP, elle a légèrement fléchi au second trimestre par rapport au précédent. Elle devrait toutefois enregistrer une petite remontée au troisième trimestre. En effet, la croissance du PIB au deuxième trimestre s’est établie à 2,6%, au lieu de 2,8% le trimestre précédent. Au troisième trimestre, le HCP prévoit  que le PIB augmenterait de 2,9%.

Ce léger recul du rythme de croissance trouve son origine dans la baisse de la valeur ajoutée agricole de 9,8%, contre une diminution de 8,3% au premier trimestre. Ceci en raison notamment de la baisse enregistrée par les trois principales céréales (blé dur, blé tendre et orge) de 39,3% par rapport à 2011.

Les activités non agricoles, en revanche, se sont globalement bien comportées, réalisant des hausses bien meilleures qu’au cours des mêmes périodes des années 2008 à 2011 : +4,6% au premier trimestre, +4,7% au deuxième et +4,8% attendus au troisième trimestre.

Ainsi, la valeur ajoutée énergétique a augmenté de 9,2%, après 13,8% au trimestre précédent. Les activités minières également ont enregistré une progression de 0,9%, principalement due à la demande des entreprises locales de transformation ; les ventes extérieures de phosphates brutes n’ayant pas encore retrouvé leur niveau réalisé en 2008. Une amélioration de la demande internationale est toutefois attendue pour le troisième trimestre, selon le HCP.

Agroalimentaire, textile et cuir en hausse

Les industries de transformation, par contre, ont globalement accusé une baisse (-0,2%) avec toutefois des évolutions différenciées selon les branches d’activités. C’est ainsi que les industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME) ont baissé de 0,1%, alors que l’agroalimentaire et le textile et cuir ont augmenté respectivement de 1,2% et 0,4%. Les activités de constructions, pour leur part, affichent des signes de ralentissement, matérialisé par le repli des ventes de ciment et la baisse des crédits immobiliers aux promoteurs.

Ceci pour l’offre. Au plan de la demande, celle-ci continue de progresser mais à un rythme ralenti ; en particulier dans sa composante investissement : +4,2% au lieu de +6,1% au trimestre précédent. La consommation domestique, elle, se maintient : +4,5% contre 4,8% un trimestre auparavant.

Avec ces évolutions, et sauf changement fondamental de la conjoncture, la croissance pour l’ensemble de l’année devrait se situer autour de 3%.