La communauté d’affaires belge en prospection au Maroc

Une mission multisectorielle se déplacera au Royaume du 13 au 17 septembre. Le Maroc peut servir de hub et de porte d’entrée pour le marché africain.

La communauté d’affaires belge prospecte au Maroc. Une délégation de responsables d’entreprises venant de la région Bruxelles-Capitale sera en tournée à Tanger, Rabat et Casablanca du 13 au 17 septembre. Objectif : sonder les différentes opportunités d’affaires qu’offre la destination Maroc. D’après Takis Kakayannis, conseiller économique et commercial de l’ambassade de Belgique, cette mission d’hommes d’affaires est multi-sectorielle. Toutefois, les cabinets d’architectes et les sociétés évoluant dans le secteur médical et santé seront mieux représentés. La visite a également pour but de trouver les contacts et les collaborations nécessaires pour monter un programme de formation et d’accompagnement des start-up technologiques à Tanger. Une bonne partie des hommes d’affaires se dit très intéressée par les possibilités de partenariat dans les secteurs liés aux IT (ingénierie des exigences et réalisation des cahiers de charges, architecture organisationnelle et sécurité des système d’information). Selon l’ambassade, la majorité des hommes d’affaires belges veut profiter de la position du Maroc en tant que hub et porte d’entrée pour desservir le marché africain. 

La communauté d’affaires belge veut saisir le potentiel non encore exploité. Certes, le volume des échanges a plus que doublé depuis 1998, passant de 4 à 10 milliards de DH en 2014, mais beaucoup de secteurs restent inexplorés et présentent un potentiel avéré, selon le conseiller économique de l’ambassade. Il rappelle que le Maroc importe en premier lieu des machines, puis des produits de l’industrie chimique (médicaments, colorants, peintures…). «Toutefois, pour les exportations marocaines, la structure a changé. Auparavant, elles portaient en premier lieu sur les dérivés des phosphates, les fruits et légumes, et le textile. Aujourd’hui, on voit bien l’essor de nouveaux secteurs notamment l’industrie automobile et les services TIC, en particulier les centres d’appels, qui supplantent le textile et les fruits et légumes», explique M. Kakayannis. Pour sa part, le consul général de Belgique au Maroc affirme que tous les efforts seront déployés pour aider les entreprises à se positionner sur un marché qui les intéresse de part et d’autre. «Nous sommes avant tout des facilitateurs», insiste-t-il.

Un accent particulier sera mis sur la formation

D’après les estimations des officiels belges, une centaine d’entreprises sont installées au Maroc. Du dragage de ports à l’immobilier, en passant par les stations d’épuration d’eau et la fabrication de la levure pour la boulangerie et pâtisserie, les entreprises belges sont présentes dans de nombreux secteurs, qu’elles soient multinationales, grandes PME ou petites affaires familiales. Le conseiller donne l’exemple du géant belge Frayon, un des gros prestataires de l’OCP, du cabinet d’ingénierie Pyramide à Rabat détenu à 70% par des capitaux belges, ou encore la compagnie industrielle de fibres qui emploie 750 personnes à Tanger. Egalement, plusieurs entreprises belges de conseil travaillent sur de grands projets, notamment avec la Samir et Maroc Telecom. 

Le conseiller économique et commercial affirme qu’un accent particulier sera mis sur la formation. D’ailleurs, un gros volet de l’accord de coopération entre l’ambassade et les autres parties prenantes y sera dédié. «L’Ecole belge de Casablanca est un vecteur dans ce sens qui devra contribuer à renforcer l’attrait des Marocains pour l’offre académique belge». D’après lui, il serait aussi très opportun de mettre à profit le rôle que peuvent jouer les anciens étudiants marocains en Belgique pour rehausser les échanges. 

Par ailleurs, le consul général se dit très conscient du rôle de la communication dans le matchmaking des opérateurs et une meilleure promotion des échanges.  «Mieux communiquer sur les démarches et actions économiques de l’ambassade et de la communauté belge au Maroc est un axe prioritaire de notre nouvelle stratégie», dit-il.