La CGEM table sur 40 milliards de DH d’IDE américains à  l’horizon 2016

Un mémorandum d’entente a été signé par la Confédération patronale et la Chambre de commerce américaine pour faciliter les investissements et dynamiser l’ALE. Entre 2006 et 2013, les échanges entre le Maroc et les USA sont passés de 11,8 à  36,3 milliards de DH.

Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis recèlent un vrai potentiel d’échanges commerciaux et d’investissement. Tel était le leitmotiv de la 2e édition de la Morocco-US business development conference, tenue les 10 et 11 mars à Rabat. Les officiels et opérateurs économiques, qui y ont pris part, ont insisté sur ce constat en réfléchissant aux moyens à mettre en œuvre pour saisir les possibilités qu’offre le partenariat entre Rabat et Washington. En effet, selon eux, le Maroc jouit de plusieurs atouts pour s’imposer en tant que pont reliant l’Europe et l’Amérique au continent africain. A ce titre, les opérateurs américains sont conscients du rôle de plateforme de premier ordre que peut jouer le Maroc pour permettre aux entreprises américaines d’accéder aux marchés de l’Afrique du Nord, l’Afrique centrale et de l’Ouest qui pèsent environ 200 millions de consommateurs. 

Dans cette perspective, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Chambre de commerce américaine ont signé un mémorandum d’entente dont la finalité est de raffermir les liens entre les opérateurs économiques des deux pays, de faire connaître les opportunités d’investissement offertes, et de préparer l’implantation des opérateurs des deux côtés. En termes chiffrés, l’accord s’assigne comme objectif de porter les IDE des Etats-Unis au Maroc à 40 milliards de DH à l’horizon 2016 contre 5,2 milliards aujourd’hui. L’accord mise en effet sur de nouveaux secteurs hors ceux dits traditionnels, notamment les nouvelles technologies, les énergies renouvelables, les infrastructures, l’aviation et l’automobile. Le mémorandum prévoit également le développement de plusieurs actions conjointes en vue de dynamiser l’accord de libre-échange signé en 2006. En particulier, il s’agira pour les patronats des deux pays de se pencher sur les obstacles qui entravent l’accès au marché de part et d’autre, notamment les normes de qualité jugées compliquées pour le marché américain, la taille critique des fournisseurs nationaux face à l’importance de ce marché, et l’absence de réseaux directs avec les partenaires potentiels.

Rappelons que le Maroc est le premier pays arabe à signer un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Selon les chiffres de l’Office des changes, les importations en provenance de ce pays ont atteint 28,7 milliards de DH à fin 2013 contre 24,6 milliards en 2012. Tandis que les exportations se sont établies à 7,6 milliards de DH contre 8 milliards un an auparavant, soit des échanges globaux d’environ 36,3 milliards de DH contre 11,8 en 2006,  date de signature de l’ALE.