La CCG ambitionne de garantir 20% des crédits octroyés aux TPME d’ici 2016

Elle compte porter l’encours des crédits garantis en faveur des entreprises à  18 milliards de DH. Pour ce faire, la caisse mise sur la vulgarisation des produits auprès du réseau bancaire et une meilleure couverture territoriale. Elle étendra bientôt sa garantie au crédit-bail et lancera un fonds de capital-risque pour les start-up.

L’activité de garantie des crédits en faveur des TPME connaît une bonne dynamique. En 2013, le volume des nouveaux crédits couverts par la Caisse centrale de garantie (CCG) a dépassé les 4,7 milliards de DH, en progression de 30% sur une année. Ces crédits ont financé des projets de création, de développement ainsi que les besoins en fonds de roulement. Ils ont profité en premier lieu à l’industrie (36%), le commerce et distribution (16%), le BTP (11%) et le tourisme (9%). Par conséquent, l’encours des crédits portant la garantie CCG s’établit à 10,2 milliards de DH.

Néanmoins, le potentiel de développement reste énorme vu le nombre de PME et TPE qui peinent toujours à accéder au financement. A ce titre, les banquiers sont unanimes: la garantie de la CCG fait certes sauter le verrou du financement en réduisant sensiblement le risque sur les dossiers d’entreprises en création, mais pas dans tous les cas. «Même si la garantie de l’Etat existe, un dossier de crédit présenté par une entreprise sous-capitalisée, créée il y a juste 1 ou 2 ans, avec un business plan décalé par rapport à la réalité et un management ne justifiant d’aucune expérience managériale sera systématiquement rejeté», explique un analyste risque d’une banque de la place.
Les responsables de la CCG abondent dans le même sens. Lorsqu’un dossier est bien ficelé et bénéficie préalablement de l’avis favorable de la banque, il est généralement garanti.
D’ailleurs, le taux de rejets des demandes de garantie au niveau de la caisse se situe à un niveau insignifiant, puisqu’il ne dépasse pas 1% du total des dossiers parvenus du réseau bancaire.

Les crédits TPME garantis représentent 0,7% du PIB

Ceci dit, bien que le Maroc fait figure de leader en Afrique et dans la région MENA, avec un ratio de crédits garantis rapportés au PIB de 0,7%, le management de la CCG reste persuadé qu’il y a encore de la marge au développement de la garantie par le biais d’une plus grande vulgarisation des produits de la caisse auprès du secteur bancaire. «D’ailleurs, c’est pour cette raison que nous avons lancé une stratégie d’ancrage régional. Ainsi, après Tanger et Agadir, nous venons d’inaugurer tout récemment les centre d’affaires de Marrakech et d’Oujda. Les prochains mois verront le lancement de ceux de Fès et de Casablanca et en fin d’année seront lancés ceux de Laâyoune et de Rabat», apprend-on auprès de la caisse.

Hormis l’amélioration de la couverture territoriale, la caisse s’attelle à renforcer son offre à travers l’intégration de la garantie du crédit-bail et du financement de la transmission, l’amélioration du soutien à la création d’entreprise par la garantie des prêts d’honneur accordés par certaines associations d’accompagnement des TPE et la création d’un fonds de capital risque dédié à la création-amorçage des start-up.

Au final, l’objectif étant de porter l’encours des crédits garantis à 18 milliards de DH d’ici 2016, soit une hausse de plus de 80% par rapport à la période 2009-2012, et d’atteindre un taux de pénétration de 20% des crédits octroyés aux TPME.