La BP et la TGR cherchent à  banaliser le paiement des impôts

Ilsera désormais possible de payer ses impôts via un simple virement à partir de sa banque. La Trésorerie générale du Royaune (TGR) veut banaliser l’acte de régler ses impôts puisque, de l’aveu même de Saïd Ibrahimi, trésorier général du Royaume, «il n’est pas normal de faire la queue devant une perception pour s’acquitter de son impôt». C’est pour cette raison que la TGR s’est alliée au groupe Banques populaires (GPB), fort de ses 540 agences réparties sur tout le pays, pour faciliter la vie aux citoyens, assurer une meilleure gestion du service public et amener à la régularité fiscale le maximum de contribuables.

Ceci dit, «il ne faut pas croire que la BP devient un agent du fisc ni que la TGR entend faire du crédit», lance, non sans humour, Noureddine Omary, patron de la banque lors de la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre les deux institutions. La mesure veut simplement offrir un nouveau produit aux citoyens qui sont d’un côté contribuables et, de l’autre, clients de la Banque populaire. Oui, puisque ce service ne sera accessible que pour les clients de cette banque qui a été la première à satisfaire aux exigences de la TGR en matière d’harmonisation du système d’information et de sécurisation de l’opération…
La solution n’est pas exclusive et les autres banques devraient en principe suivre l’exemple du GPB. De même, la Direction générale des impôts (DGI) devrait à son tour suivre la démarche de la TGR pour l’IS et la TVA, puisque les impôts et taxes concernés par la convention sont la taxe d’édilité, la taxe urbaine, la patente et l’impôt sur le revenu.

La TGR se spécialise dans le recouvrement forcé…
Techniquement, il n’y aura aucun changement pour les clients de la banque, qui devront simplement se présenter à l’agence avec leur rôle. Tous les éléments d’identification seront saisis au niveau du système avant d’être transmis par EDI (échange de données informatisé) à la TGR. Il va sans dire que la banque n’est pas à même de calculer les majorations de retard et autres pénalités. C’est le rôle de la TGR, qui se libère petit à petit du règlement de l’impôt justement pour se spécialiser dans «le recouvrement forcé».