La BERD compte financer les investissements dans la pêche, le tourisme et les énergies à Souss-Massa

Elle vient de procéder à l’inauguration, lundi 2 décembre , de son troisième bureau régional.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement voit grand pour le Maroc. La banque a déployé un plan de travail pour servir de plus près le secteur privé marocain et surtout dans des secteurs qui attisent l’intérêt de l’institution. «La BERD est devenue, en l’espace de 7 ans, la première institution internationale qui finance le secteur privé du Royaume et la seule qui prête de l’argent en dirham marocain», informe Alain Pilloux, vice-président de l’institution de financement internationale. Selon lui, la BERD entend désormais monter en régime pour multiplier les engagements déjà à l’actif de l’économie marocaine en matière d’investissement.

Pour atteindre cet objectif, la BERD vient de procéder à l’inauguration, lundi 2 décembre , de son troisième bureau régional à Agadir. «L’idée est de contribuer au financement des plans de développement régionaux et à l’équipement des villes, dans les régions Souss-Massa et Marrakech-Safi», détaille le responsable de la banque. Son institution veut soutenir aussi les investissements nécessaires au développement des infrastructures de base, notamment l’eau et l’électricité, ainsi que les chemins de fer, les énergies renouvelables, les ports et aéroports, en plus de l’accompagnement des entreprises à l’extérieur du Royaume dans leur conquête des marchés étrangers, notamment l’Afrique. L’agriculture, la pêche maritime et le tourisme sont les principaux secteurs qui suscitent un intérêt particulier de la BERD dans la région de Souss-Massa.

Par ailleurs, M.Pilloux informe que les partenaires financiers de la BERD passeront de 7 à 10. De son côté, Claudia Wiedey, ambassadrice cheffe de la délégation de l’UE au Maroc, estime que la création d’un bureau régional à Agadir est un signe de contribution au processus de régionalisation avancée. L’objectif étant de booster les deux régions et soutenir les entreprises en dehors de l’axe classique de Casablanca-Rabat avec une proximité du service de conseil. Les deux nouveaux bureaux, qui s’ajoutent à celui de Casablanca, démontrent «l’intérêt d’avoir des gens sur le terrain pour rester en contact continu avec les entreprises du pays», explique M.Pilloux.