La BEI s’implique davantage dans la modernisation de l’infrastructure routière du Royaume

L’institution vient d’accorder un nouveau prêt de 1.7 milliard de DH au ministère de l’équipement et du transport. Les financements de la BEI sur les trois dernières années dépassent 1.4 milliard d’euros.

La première opération de la Banque européenne d’investissement (BEI) au Maroc cette année est consacrée au secteur des infrastructures. Philippe De Fontaine Vive, vice-président de l’institution, et Aziz Rebbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique ont en effet signé un accord de prêt de 1,7 milliard de DH pour la modernisation et l’augmentation de la capacité des routes dans différentes régions du Royaume. Selon M. De Fontaine, à travers la participation au développement des infrastructures routières, la banque «contribue au soutien de la croissance et à l’emploi au Maroc, favorise le tourisme et les investissements et améliore la qualité de vie des populations». Concrètement, l’enveloppe, dont la gestion a été confiée à la Caisse pour le financement routier (CFR), devrait permettre le lancement de plusieurs projets de réhabilitation d’ouvrages d’art majeurs et l’élargissement de
1 650 km de routes. Une attention particulière sera portée aux mesures de sécurité des usagers et habitants des zones concernées afin qu’elles soient conformes aux normes internationales en la matière.

Accélération du rythme de conclusion des partenariats

Au-delà de l’importance du montant alloué par la BEI, c’est surtout le contexte dans lequel est intervenue la signature de l’accord qui retient l’attention. En effet, comme le rappelle M. De Fontaine, ces dernières années, il fallait au moins attendre la fin du premier semestre pour la conclusion des premiers accords entre la banque et le Royaume, chose qui ne manquait pas d’impacter le nombre de partenariats conclus chaque année. Cette situation était principalement due à des lourdeurs administratives qui retardaient la préparation des projets concernés après l’adoption des Lois de finances. En signant le premier accord de 2014 en mars, le vice-président de la BEI s’attend déjà à ce que l’exercice en cours soit particulièrement prolifique en matière de partenariat avec le Maroc, ce qui tendrait à renforcer le montant des engagements pris par la BEI dans le Royaume.