La Banque Populaire ouvre une galerie d’art à Rabat

La Galerie Banque Populaire se veut une «vitrine de choix» pour les plasticiens, photographes et designers de la région de Rabat-Kénitra. A l’occasion de son exposition inaugurale, intitulée «Sur les rives du passé», la galerie présente les œuvres du photographe français Marcelin Flandrain.

La Banque Populaire de Rabat-Kénitra a inauguré, le 26 janvier, au sein de son siège à Rabat, une galerie d’art consacrée à la promotion de la création artistique et à l’éclosion des jeunes talents de la région. Ouverte aux clients de la banque et au grand public, la Galerie Banque Populaire se veut une «vitrine de choix» pour les plasticiens, photographes et designers de la région de Rabat-Kénitra, qu’ils soient artistes confirmés ou en devenir.

A l’occasion de son exposition inaugurale, intitulée «Sur les rives du passé», la galerie présente les œuvres photographiques de l’artiste français Marcelin Flandrain (1889-1957), issues d’un fonds d’archives de plus de 40 000 pièces, fruit d’une cinquantaine d’années de travail du photographe, appartenant à la Fondation Banque Populaire qui l’a acquis en 1994. L’exposition met ainsi en lumière le «regard talentueux» de ce photographe qui a su retracer le passé des deux rives du Bouregreg et capter des instants de vie du Maroc sous le Protectorat.

Valorisation de cette mémoire iconographique

Selon Jalil Sebti, président du Directoire de la Banque Populaire Rabat-Kénitra, «à travers des arrêts sur image soigneusement sélectionnés, cette exposition présente la région dans toute sa profondeur historique, ses trésors patrimoniaux, ses hommes et ses femmes, ses médinas et ses sites historiques, ainsi que ses villes nouvelles en pleine expansion». Et d’expliquer que, par cette exposition, la Fondation Banque Populaire vise «la valorisation de cette mémoire iconographique», afin de la partager et de permettre de «mieux connaître cette période du passé de notre pays». L’exposition inaugurale se poursuivra jusqu’au 29 avril.

Marcelin Flandrin s’est installé au Maroc au tout début du siècle dernier. Photographe accrédité auprès des services de la Résidence Générale du Protectorat, il a sillonné le Royaume pour capter l’essence de ses paysages, de ses scènes de vie, de sa culture, tentant de restituer, à travers ses prises de vue, l’âme du pays et de ses habitants. Aujourd’hui, ses clichés constituent un «document historique et patrimonial», témoin des changements qui ont touché la scène sociale au Maroc durant la première moitié du XXe siècle.