La 3G sur le marché à  fin 2008

Les opérateurs ont déployé leurs infrastructures et les derniers tests sont en cours.
Le client paiera au début 7 DH pour chaque Méga-octet téléchargé.

A quand les appels vidéo sur les mobiles ? Voilà une bonne question à laquelle personne ne veut répondre, surtout pas les opérateurs. Pourtant, voilà un peu plus d’une année que l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) avait attribué une licence 3G à Maroc Telecom, Méditel et Wana. Une technologie qui permet le transport de la voix couplée à l’image à hauteur de 2 Méga-octets par seconde pour la position fixe et un minimum de 384 kilo-octets par seconde pour le mobile. La licence a été accordée pour une durée d’exploitation de 25 ans, et les opérateurs ont versé chacun 360 MDH, auxquels s’ajoutent 72 MDH comme contrepartie financière pour le réaménagement du spectre.

Le cahier des charges établi par l’ANRT et accepté par les opérateurs leur donne jusqu’à janvier 2009 (24 mois après le 18 janvier 2007, date d’attribution) pour mettre sur le marché des offres commerciales. Il n’y a encore rien mais tout le monde s’accorde à dire que cela se fera au plus tard en 2008.

Parmi les informations que laissent filtrer les opérateurs eux-mêmes, on retient que tout le monde en est aux derniers tests avant la validation finale. Ils auraient déjà déployé le plus gros de leurs infrastructures sur les grandes villes comme Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger avant de commencer à couvrir les autres régions du pays. IAM et Méditel ont porté leur choix sur la norme UMTS (Universal mobile telecommunications system) sur la bande 900 MHz et Wana a opté pour CDMA 2000 (code division multiple access) sur la bande 800 MHz.

Côté coût, l’accès au service n’est pas donné. Il sera facturé non pas en fonction des minutes et secondes consommées mais en fonction des kilo-octets téléchargés (on parle d’un coût estimé de 7 DH pour chaque méga téléchargé, et comme une photo figée pèse jusqu’à 5 mégas, le calcul est vite fait). Mais, avec la concurrence, les tarifs pourraient baisser au fil des mois.

Comme partout, l’adoption d’une telle technologie, dont le succès est mitigé, du moins en Europe, ne se fait que dans une logique économique de rentabilité. Du coup, les opérateurs préfèrent tempérer tant qu’ils n’ont pas encore une bonne visibilité.

Ceci étant, il faut savoir que le Maroc est relativement bien avancé en matière de technologie et la 3 G est déjà utilisée pour l’internet. Les packs commercialisés pour 2, 4 et 6 MB/s par Wana et, avant elle, jusqu’à 3,5 MB/s sans ligne téléphonique et de manière totalement mobile sont effectivement supportés par cette technologie.