Jawad Chami : «Le Siam ne cesse de grandir, en qualité et en attractivité»

Questions à  Jawad Chami, DG du SIAM.

C’est la 8e fois que se tient le Salon international de l’agriculture de Meknès. Cette manifestation pensée au départ pour mettre en valeur la production locale est devenue un rendez-vous international pour tous ceux qui s’activent dans le domaine agricole : producteurs, transformateurs, fournisseurs d’équipements et d’intrants, prestataires de services… 920 exposants, 40 pays participants et plus de 600 000 visiteurs de toutes les régions du royaume ont été enregistrés lors de la précédente édition. L’organisation s’est professionnalisée. Jawad Chami, DG su salon, revient sur le thème de cette année et les améliorations apportées.

Pourquoi avoir choisi le thème du commerce agricole pour cette édition ?

Cette thématique forte s’est imposée pour cette 8e édition, car elle est vraiment au cœur des enjeux de développement. Le commerce agricole et tout ce qu’il implique, d’un point de vue social -une certaine équité, une solidarité avec les petits agriculteurs- autant qu’économique, est déterminant pour le Maroc. Ce thème sera débattu par de nombreux intervenants d’horizons divers, au cours de séminaires, conférences et tables rondes pendant le Salon, du 24 au 28 avril prochain. Le SIAM reste une tribune privilégiée pour le secteur agricole au Maroc, et nous l’espérons émetteur de solutions.

Quels enseignements tirez-vous des précédentes éditions ?

Ont-elles été à la hauteur de vos ambitions ?Le SIAM ne cesse de grandir, en termes de qualité et donc d’attractivité. Mais nous ne nous reposons pas sur des acquis. C’est ce qui fait que l’ouverture à l’international est toujours plus importante d’année en année, que les pôles connaissent une bonne dynamique commerciale, notamment les pôles machinisme, agrofournitures et produits du terroir. En témoigne le taux de retour de près de 85% des entreprises :8 entreprises sur 10 reviennent l’année suivante, avec une superficie d’exposition plus importante.

Nous cherchons également à mettre en valeur le mieux possible les engins du pôle machinisme, où les entreprises exposant réalisent environ 35% de leur chiffre d’affaires annuel pendant le salon. Ce bilan très positif fait que nous avons toujours plus de partenaires et interlocuteurs intéressés. Nous dépassons nos ambitions si je puis dire cette année : en chiffres, pour cette 8e édition, nous attendons plus de 1 060 exposants, plus de 50 pays participants, une trentaine de conférences, et 600 000 visiteurs sur les 9 pôles thématiques structurant le salon. La plus-value pour l’agriculture au Maroc n’en sera que d’autant plus palpable.

Les améliorations que vous avez apportées pour cette édition ?

Nous avons repensé la configuration du salon pour accueillir davantage de monde dans les meilleures conditions. Si la machine semble rodée au bout de 8 ans, il faut savoir que c’est une constante réinvention, en grande partie à cause ou grâce au site qui n’est pas extensible. Nous devons nous adapter et faire preuve d’ingéniosité pour concentrer au mieux ce qui fait l’agriculture au Maroc. Cette année, l’idée était aussi de redéployer les pôles pour une visibilité stratégique.