JAMAL KRIM : La crise a boosté l’activité de recouvrement

Je suis mal placé pour parler de la crise car, paradoxalement, elle a directement boosté notre chiffre d’affaires. Les entreprises ont fait appel à nous plus que d’habitude pour deux raisons. D’abord, elles ont anticipé sur des impayés à venir mais aussi parce que les débiteurs ont commencé à traîner et à négocier des rallonges dans les délais de paiement. Mon sentiment est que le recouvrement a été plus sollicité qu’en 2008 et je peux dire que, grosso modo, nous avons eu à traiter 20 % de plus de dossiers que d’habitude. Maintenant, on nous parle d’un retour à la normale en 2010 et, à mon avis, il faudra certainement attendre au-delà avant de voir les marchés revenir à leurs rythmes habituels. Pour le secteur du recouvrement, je pense que non seulement 2010 sera une bonne année, mais également 2011, en raison des délais de paiement qui s’allongent.