Investissement de 40 MDH dans l’électronique

L’industrie électrique et électronique confirme sa bonne santé, notamment dans le segment des équipements embarqués tels les faisceaux électriques et autres équipements pour voitures, trains et avions. En effet, après les projets initiés par de grands groupes étrangers dont Yazaki (1 000 emplois à Tanger), Matis dans l’aéronautique, Sunviauto (400 emplois) et le démarrage de Sylea Bouznika (filiale du français Valeo), c’est au tour de grosses PMI européennes du secteur d’intensifier leurs délocalisations au Maroc.
Capelem, filiale de la société bretonne Capelec, s’apprête ainsi à investir plus de 40 MDH à Casablanca. Après y avoir délocalisé, en 2003, dans un atelier en location, plus de la moitié de son activité, la société présidée par son fondateur, André Trémorin, envisage de construire dès cet hiver, en bien propre, un site de 1 500 m2 destiné à accueillir ses 160 employés actuels et ceux à recruter dans le cadre du développement projeté de sa filiale marocaine. La productivité de cette dernière a permis à la maison-mère de baisser ses tarifs en moyenne de 20 % et d’être, du coup, plus compétitifs vis-à-vis de ses clients se rangeant essentiellement parmi les équipementiers automobiles. Un avantage renforcé par l’obtention par Capelem, à la fin 2004, de la certification ISO 9000 version 2000. Quant au chiffre d’affaires, il devrait dépasser les 100 MDH dès l’année en cours.