Intégration économique des réfugiés : un premier bilan positif

Financé en partie par le gouvernement de Monaco, le projet PISERUMA est piloté par l’UNHCR, en partenariat avec l’AMAPPE. Entre 2007 et 2016, l’AMAPPE a accompagné et orienté 579 bénéficiaires, financé les projets de 494 réfugiés et formé 251 personnes.

Le ministère chargé des MRE et des affaires de la migration a organisé, le 23 mai à Rabat, avec l’appui de la Principauté de Monaco, un atelier de réflexion sur «l’intégration économique des migrants et des réfugiés par l’auto-emploi au Maroc». En vue de faire face à l’augmentation des flux migratoires, le Maroc a décidé de régulariser un nombre important de réfugiés et de mettre en place une politique d’intégration. Le projet PISERUMA (projet d’insertion socioéconomique des réfugiés urbains au Maroc) s’inscrit dans le cadre de cette dynamique. Selon Lahbib Nadir, secrétaire général du ministère, «nous considérons ce projet comme une initiative pilote et nous sommes fortement intéressés d’en étudier les résultats, en vue de sa duplication». Et d’expliquer : «Qui dit migrant et réfugié, dit vulnérabilité à plusieurs niveaux ; d’où la nécessité de garantir et de protéger leurs droits, notamment les droits socio-économiques».

Le projet PISERUMA a été lancé en 2007. Il a pour objectif principal la «promotion de l’autosuffisance des réfugiés urbains au Maroc en facilitant leur insertion sociale et économique dans le pays». Financé en partie, depuis 2011, par le gouvernement de Monaco, le projet est piloté par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), en partenariat avec l’Association marocaine d’appui à la promotion de la petite entreprise (AMAPPE). Le projet s’est d’abord focalisé sur le développement des activités génératrices de revenus (AGR), puis s’est ouvert, à partir de 2011, à la formation professionnelle et l’emploi.

Entre 2007 et 2016, l’AMAPPE a accompagné et orienté 579 bénéficiaires. Durant cette période, 494 réfugiés ont bénéficié du financement de leurs projets et 251 de la formation professionnelle. A cela s’ajoutent 15 insertions à l’emploi dont 3 dans le secteur formel.

Elodie Martin, représentante de la Direction de la coopération internationale (DCI) du gouvernement de la Principauté de Monaco, s’est félicité du renouvellement, en février dernier, pour trois années supplémentaires, de l’aide apportée par la Principauté à l’UNHCR pour son action aux côtés du gouvernement marocain en faveur des réfugiés. Elle a également fait remarquer que «le Maroc est devenu une terre d’asile pour les migrants subsahariens et syriens et a besoin de partenaires internationaux dans la mise en place de sa nouvelle politique migratoire».

A noter que, dans le cadre de son assistance aux réfugiés au Maroc, le gouvernement de la Principauté avait déjà apporté, à deux reprises, son aide financière : la première fois, en 2011, avec une subvention de 280 000 euros sur la période 2011-2013 ; la seconde fois, en 2014, avec une subvention de 450 000 euros sur la période 2014-2016.