Infrastructures routières : 657 MDH pour réaménager l’accès sud de Casablanca

Le projet concerne le carrefour Azbane et la sortie de l’autoroute urbaine du côté du siège du groupe OCP. Les travaux de réaménagement de ces deux points noirs de la circulation dureront 36 mois. Casa Transport devrait au préalable actualiser les études menées par les autorités de la ville.

Ce sont deux projets particulièrement stratégiques pour la ville de Casablanca qui sortent enfin des tiroirs. Annoncés lors de la présentation, en février 2014, du plan d’action prioritaire de la métropole, les chantiers de réaménagement du carrefour Azbane (croisement de la route nationale 1 avec le Bd Al Qods ainsi qu’avec la pénétrante vers l’autoroute d’El Jadida) et du Nœud A (à la sortie de l’autoroute urbaine du côté de l’OCP), entrent alors dans le cadre de la réhabilitation des accès sud de la ville. Il aura fallu attendre près d’un an pour que les deux projets soient réactivés avec le lancement par Casa Transport d’un appel d’offres pour l’actualisation des études et du suivi technique de la réalisation des chantiers.
En fait, l’idée même de confier ce dossier à Casa Transport n’était pas vraiment prévisible lors de l’annonce du plan d’action prioritaire. Ce n’est qu’en septembre dernier, avec le lancement du plan de développement de Casablanca à l’horizon 2020, que la société s’est vue confier la maitrise d’ouvrage des projets. Ces derniers ont en effet été intégrés dans l’axe réservé à l’amélioration des conditions de circulation au sein de l’agglomération. A ce niveau, la Commune urbaine a programmé plusieurs projets de réaménagement des infrastructures routières, parmi lesquels trois points névralgiques en termes de flux de circulation. Il s’agit justement du Nœud A, constitué de l’échangeur à l’intersection de l’autoroute urbaine et de la route nationale 11, le carrefour des préfectures à l’intersection de la route nationale1 et du boulevard des préfectures ainsi que le réaménagement du carrefour Al Qods à l’intersection de la route nationale 1 et du boulevard Al Qods. «Le réaménagement de ces infrastructures permettra d’améliorer l’accessibilité au projet Casablanca-Anfa et plus spécialement à la Place financière de Casablanca (CFC), à partir des axes menant respectivement de Rabat, El Jadida et l’aéroport Mohammed V», explique Casa Transport. Cette dernière est liée à la ville par une convention  signée en marge du lancement du plan de développement de la métropole.

Le défi des adjudicataires sera d’assurer la fluidité de la circulation pendant les travaux

Selon le planning établi, les travaux devraient nécessiter 36 mois, à compter du premier coup de pioche prévu l’été prochain. Avant fin 2018 donc, la ville verra trois de ces principaux accès totalement reconfigurés et ce pour un budget estimé à 657 MDH. Certes, il faut encore attendre les résultats de l’actualisation des études qu’avait menées préalablement le Conseil de la ville pour avoir une idée concrète de ce que deviendront ces trois points. Cependant, on sait d’ores et déjà que l’adjudicataire du marché devra prévoir, pour le cas du Nœud A, la construction de trémies et leurs accès ainsi que des ouvrages d’art de dénivellation.

Ces derniers devraient permettre d’orienter les flux de circulation en plusieurs niveaux en prenant en compte les bretelles ainsi que les voiries d’échange et de dédoublement de la RN11. Le projet intègre par ailleurs l’aménagement en giratoire dénivelé du carrefour du boulevard des préfectures avec la RN 1 et du carrefour de raccordement du Bd de l’Oasis à la RN1.
Pour ce qui est du Carrefour Azbane, le projet inclut, en plus de la réalisation des voiries, de trémies et des ouvrages d’art de dénivellation, la réalisation d’un pont mixte entrant dans le cadre de la vision 2025 de la circulation dans la métropole. Une fois achevés, ces projets viendront s’ajouter au pont à haubans qui sera construit en parallèle (www.lavieeco.com), ce qui prédit une reconfiguration totale de l’accès à la ville du côté Sud. Auparavant, les adjudicataires des marchés devront relever le défis d’assurer la fluidité de la circulation pendant les travaux, chose qui n’est pas aisée en raison de l’importance des flux de véhicules qui transitent par cette zone.