Industrie automobile : 1,8 milliard de DH seront investis à  partir de 2015

Les industriels ambitionnent de multiplier les exportations par 2,5 et créer environ 56 000 emplois à  l’horizon 2020. La tutelle promet des subventions jusqu’à  30% du montant de l’investissement, des conditions de financement avantageuses de la part des banques et une prime à  l’intégration locale.

Les industriels de l’automobile se rallient au Plan d’accélératation industrielle. Equipementiers et constructeurs, réunis lors de l’Automotive meeting Tanger, tenu du 29 au 31 octobre, ont annoncé leurs ambitions pour ce secteur phare de l’export marocain. D’ici 2020, ils veulent multiplier par 2,5 leurs exportations pour les porter à 77 milliards de DH, augmenter le taux d’intégration locale de 21 points en le faisant passer de 45% à 66%, et créer plus de 56 000 nouveaux emplois. Selon les responsables de l’Association marocaine du commerce de l’automobile (Amica), ces objectifs peuvent être atteints à travers la logique des écosystèmes, concept central de la stratégie du ministère du commerce et de l’industrie.

«Pour les équipementiers, nous avons mis en place quatre écosystèmes qui concernent le câblage automobile, l’intérieur véhicule & sièges, le métal/emboutissage et les batteries automobiles. Une deuxième catégorie d’écosystèmes est prévue pour les constructeurs automobiles avec comme ambition de fédérer des groupes d’entreprises autour de leaders du secteur qui joueront le rôle de locomotives et favoriseront la démultiplication de l’investissement et la montée en valeur dans les filières», a affirmé Moulay Hafid Elalamy, ministre du commerce, de l’industrie et de l’économie numérique.

Pour réussir le déploiement de l’ensemble de ces écosystèmes, des contrats de performances ont été élaborés en concertation avec les industriels de l’Amica. «Ces contrats fixent les engagements mutuels à la fois de la tutelle et des opérateurs, avec des propositions très volontaristes de la part du gouvernement», souligne un membre de l’association. Il s’agit, entres autres, des primes de subvention pouvant dorénavant atteindre 30% du montant de l’investissement, des conditions de financement avantageuses négociées avec les banques, de la nouvelle prime à l’intégration locale (la substitution de l’importation par la production), de la réservation de 275 des 1000 ha en foncier locatif à l’automobile, et la formation de 90 000 profils adaptés aux besoins spécifiques du secteur.

Cela dit, les deux parties ne sont pas restées au stade des bonnes intentions. En effet, la mise en œuvre de ces chantiers s’annonce très dynamique : treize conventions d’investissement ont été signées. D’un montant global de 1,4 milliard, elles permettront la création des 5 400 premiers emplois. De plus, deux protocoles d’accord avec les sociétés Acome et Alfagomma ont été conclus. La première envisage de réaliser un projet industriel de fabrication de fils et câbles automobiles avec un investissement de 141,8 MDH. Tandis que la deuxième compte réaliser un projet dans la production de tuyaux hydrauliques pour un montant de 260,5 MDH qui générera à terme 153 emploisn.