Incubation de start-up : pari gagné pour le Technopark de Casa

Il abrite 160 entreprises qui ont réalisé un chiffre d’affaires de 500 MDH en 2006.
Un opérateur de la place y réalisera une zone de télécoms autonome d’un coût de 10 MDH.

Abdelraffie Hanouf, DG du Technopark de Casablanca, quitte ses fonctions ce vendredi 15 juin pour prendre la tête du Technopolis de Rabat. Il laisse une structure rodée en matière de stimulation du tissu économique dans le domaine des nouvelles technologies. En activité depuis un peu plus de cinq ans, elle abrite 160 entreprises spécialisées pour la plupart dans les domaines de l’internet mobile et technologies sans fils, commerce électronique, logiciels d’intégration des procédures de l’entreprise (ERP), design électronique, software embarqué ainsi que de la gestion électronique des documents.

Pour l’exercice 2006, le CA global dégagé par ces différentes entités se monte à 500 MDH, soit une progression de 11% par rapport au précédent exercice. Pour 2007 et la décennie à venir, des progressions de 18 % sont attendues. Les 30 000 m2 de bureaux sont presque totalement occupés.

Cet immeuble, construit pour l’administration des douanes qui avait refusé d’y aménager, et dont on ne savait que faire, a donc redoré son blason en devenant un tremplin pour des sociétés qui n’auraient pas pu démarrer dans de bonnes conditions faute de locaux à la portée financière de leurs fondateurs. La vocation de ce bâtiment est de servir de centre d’incubation pour les start-up de haute technologie. Il est vrai qu’on y trouve d’autres types d’activités, comme des cabinets de formation, mais cela ne nuit en rien à son orientation, selon des occupants qui considèrent la diversité comme enrichissante.

1 200 ingénieurs et titulaires de Bac+4 y exercent

En principe, les entreprises qui y naissent ne peuvent y rester que le temps de prendre leur envol et de se stabiliser avant de se redéployer ailleurs. C’est ainsi que, depuis 2002, ce sont 140 sociétés qui ont quitté, dont 73 % ont survécu à ce jour. La moitié des locataires actuels a moins de 30 mois d’existence.

Compte tenu de leur nature, 65 % des structures emploient moins de 5 personnes et seulement 10 % plus de 10. Mais, au total, 1 200 cadres et techniciens y exercent, sans compter le personnel de support. Plus de 95 % des managers ont un niveau Bac+4 et 75 % ont une formation d’ingénieur. C’est dire qu’on est ici dans un endroit propice aux échanges et à la maturation de nouvelles idées.
Mais rien n’est définitivement acquis. C’est pourquoi il est prévu d’investir 10 MDH dans les années à venir pour améliorer la qualité des services offerts outre les 19 millions engagés entre 2002 et 2006.

Un autre gros projet est en gestation : la réalisation d’une zone télécoms autonome devant proposer des offres adaptées aux sociétés qui sont installées. L’investissement, de l’ordre de 10 MDH, sera réalisé par un des trois opérateurs de télécommunications. Les consultations sont en cours. L’appel d’offres sera lancé par la suite. Ce sera un des gros chantiers que devra piloter le successeur de M. Hanouf, dont l’identité n’est pas encore connue.