Immobilier professionnel : Sidi Maà¢rouf saturé, les entreprises reviennent au centre-ville

39% seulement des entreprises sondées sont installées dans des locaux dédiés aux bureaux.
La moitié des entreprises sondées affirme vouloir s’installer dans le centre-ville.

Pour un investisseur, marocain ou étranger, s’implanter à Casablanca n’est pas une mince affaire. C’est du moins ce qui ressort du baromètre annuel de l’immobilier professionnel. L’étude, commanditée par le Centre régional d’investissement (CRI) de la métropole et réalisée par le cabinet Business Realties, est censée donnée aux investisseurs une visibilité sur l’offre immobilière pour implanter leurs projets et «favoriser une meilleure adéquation entre l’offre et la demande». Après une première édition en 2008 qui avait couvert les tendances de 2008, le CRI vient de dévoiler les résultats préliminaires du baromètre pour l’année 2008. Premier constat de taille : un changement du profil des promoteurs qui opèrent dans le secteur. «En 2008, lors de la publication du premier baromètre, nous avions remarqué que ce secteur était investi par des promoteurs qui réalisent globalement des logements. Cette année, nous constatons que ce secteur est davantage composé de promoteurs spécialisés dans la construction des plateaux bureaux», explique-t-on auprès du CRI.
Cela dit, et malgré cette professionnalisation, les entreprises de la région peinent à trouver des locaux pour s’y installer ou pour s’agrandir. «Les besoins en bureaux s’élèvent à 2 millions de m2 pour les entreprises de la métropole», souligne la même source.

Le triangle d’or du business
Comme en 2007, près de la moitié des entreprises sondées affirment qu’elles occupent des appartements convertis en bureaux. Elles sont en revanche un peu plus du tiers à occuper des locaux réellement dédiés à des bureaux (39%), alors que très peu de sociétés (6%) utilisent des villas pour abriter leurs activités.
Ventilés par quartier, les chiffres montrent un retour vers le centre ville au détriment des quartiers périphériques dont Sidi Maârouf. «En 2007, les entreprises visaient davantage le quartier de Sidi Maârouf, mais en raison de sa saturation (NDLR, le taux d’occupation de ce quartier avoisinant les 97%), nous avons remarqué un retour vers les quartiers du centre-ville» , souligne-t-on auprès du CRI. En effet, les derniers chiffres montrent bien que 49% des sociétés sondées localisent leurs besoins pour de nouveaux bureaux dans le triangle d’or (Rond-point des sports, bd. Abdellatif Benkaddour, bd. d’Anfa et l’avenue du Phare). Sidi Maârouf qui a donc perdu de sa superbe n’a recueilli que 23% des voix, alors que la zone périurbaine n’attire que 5% des entreprises.
Signalons que le sondage ne prend en compte que les entreprises déjà installées dans la région du Grand Casablanca. «Ce baromètre ne tient pas compte de la demande latente, c’est-à-dire les entreprises qui prospectent encore pour s’installer», explique-t-on au CRI.