SMAP EXPO Bruxelles 2016 : De l’équipement et de la consistance des constructions

Selon le type d’habitat, les maisons marocaines traditionnelles et les constructions sommaires ont, en totalité, été bâties dans le cadre de l’autopromotion. Les superficies des parcelles des différents types d’habitat indiquent des moyennes élevées au niveau de l’habitat individuel, de l’habitat économique et même de l’habitat non réglementaire.

Neuf constructions sur 10 au niveau national ont été construites par des personnes physiques dans le cadre de l’autopromotion. Un chiffre fourni à l’issue des résultats de l’enquête menée par le ministère de l’habitat et la politique de la ville en 2012.

Ce qui dénote de la faible participation des secteurs privé (6%) et public (2%) à la production du logement au Maroc ; ces deux derniers promoteurs doivent, essentiellement, leur relative importance aux immeubles dont ils ont été les principaux promoteurs (46%).

Selon le type d’habitat, les maisons marocaines traditionnelles et les constructions sommaires ont, en totalité, été bâties dans le cadre de l’autopromotion. C’est connu, les gens sont souvent plus rassurés quand ils se chargent eux-mêmes de gérer la construction, que ce soit du côté des coûts ou de celui des goûts. Elles sont suivies par les maisons marocaines modernes (92%) et les villas (91%) tandis que les immeubles n’ont été concernés que dans une proportion de 52%.

Par ailleurs, l’analyse des résultats de l’enquête de 2012 montre que les villes marocaines ont une urbanisation à tendance horizontale dans la mesure où 60% du parc construction global ont au plus deux niveaux et 92% ont au plus trois niveaux ; les constructions de quatre niveaux et plus sont relativement faibles (8%). Néanmoins et en comparaison avec l’année 2000, on peut facilement constater que les constructions à rez-de-chaussée tendent à disparaître du paysage urbain (17% en 2012 contre 34% en 2000). Pour ce qui est des constructions à R+1, elles progressent (43% et 40%), les R+2 ont progressé de façon significative (32% et 17%) et les R+4 et plus ont progressé nettement (4% et 3%). Une telle structure qui présente des variations significatives selon la région ou la ville, trouve son explication dans la faiblesse de la part des constructions de type immeuble. Elle est soutenue à la fois par des lois mises en œuvre de façon opérationnelle pour les constructions à plusieurs niveaux et les constructions à niveau intermédiaire par des procédures qui se consolident, ménages-promoteurs associés et surtout ménages associés.

La progression s’est effectuée essentiellement au niveau de l’immeuble et de la villa

On peut parler là aussi de la faible densité d’occupation du sol et attirer l’attention sur des consommations foncières trop importantes et une faible rentabilisation de la ville et du lotissement. Et ce, sans parler du fait qu’elle laisse augurer de grandes capacités de densification possible des zonings futurs à mettre en place. Ce qui montre que les politiques urbaines et d’habitat doivent prendre en compte cet aspect afin de rentabiliser l’espace urbain de la région.

De même, il est important de noter que les superficies des parcelles des différents types d’habitat indiquent des moyennes élevées au niveau de l’habitat individuel, de l’habitat économique et même de l’habitat non réglementaire : la surface moyenne de la parcelle, tout type d’habitat confondu, est évaluée à 133 m2 pour l’ensemble du pays en 2012 contre 111 m2 en 2000.

En termes de type d’habitat, la progression s’est effectuée essentiellement au niveau de l’immeuble et de la villa dont la surface moyenne de la parcelle est passée respectivement de 233 m2 et 347 m2 en 2000 à 335 m2 et 556 m2 en 2012 ; la surface moyenne de la parcelle de la maison marocaine moderne, qui constitue l’essentiel du parc construction au Maroc, reste relativement stable (92 m2 en 2012 contre 89 m2 en 2000).

Enfin, il faut noter que le parc des constructions urbaines ayant au moins une résidence principale au Maroc présente des taux de branchement très élevés pour les réseaux de base en 2012 : 93% pour l’eau potable, 95% pour l’électricité et 86% pour l’assainissement.