Les Marocains dépensent peu pour l’entretien et le fonctionnement de leur logement

Le revêtement des sols et des murs est le type de travaux le plus courant n Les budgets de fonctionnement sont presque identiques, quel que soit le type de logement.

Les Marocains ne sont pas des inconditionnels des travaux d’entretien de leur maison. C’est du moins ce qui ressort de l’enquête sur le logement du ministère de l’habitat dévoilée il y a quelques jours. Les types de travaux entrepris par les ménages et les budgets qui y ont été consacrés sur une période de deux ans restent très limités. Ainsi, sur la période d’observation, seulement 18% du parc de logements sondé a fait l’objet d’opérations d’entretien. Les particuliers rénovent en priorité les revêtements des sols et des murs puisque ce type de travaux a été mené dans 87% des foyers. La modification de l’aménagement intérieur concerne 73% des logements, tandis que 26% des ménages se sont lancés dans des travaux pour revoir l’installation des sanitaires et la plomberie. Pour ce qui est des budgets, le coût moyen global des travaux réalisés est évalué à 9 044 DH au niveau national. Mais on va du simple au triple selon les régions (de 5 376 DH à Doukkala-Abda à 15 062 DH à Taza-Al Hoceima-Taounate). Et l’écart est tout aussi important entre les différents types de logements. En somme, et dans la limite de ce que permet d’affirmer une observation sur une période de deux ans, l’ampleur des travaux d’entretien en profondeur menés par les particuliers reste relativement réduite, ce que les auteurs de l’enquête lient au fait que le parc de logements au niveau national est assez jeune avec 69% d’habitats construits après 1982.

Les frais de syndic sont évalués à 116 DH par mois

Les ménages ne sont pas plus dépensiers quand il s’agit de l’entretien courant de leurs logements. Ces charges se situent en moyenne à 91 DH par habitat et par mois au niveau national. Ce constat vaut pour tous les types de biens. Et les budgets sont quasi identiques, qu’il s’agisse d’un appartement, d’une maison marocaine ou d’une villa. Les charges de fonctionnement englobent outre l’entretien courant, les dépenses en eau, électricité, butane et propane, les charges communes (syndic), la taxe d’édilité et les frais d’assurance. Ainsi, les dépenses mensuelles moyennes par logement en eau et électricité sont évaluées respectivement à 155 DH et 210 DH. Fait notable, 59% des ménages déboursent moins de 150 DH. Les dépenses mensuelles en butane et propane s’établissent en moyenne à 113 DH par habitat. A l’exception de la villa et de la construction sommaire qui se démarquent avec des consommations respectives de 411 et 50 DH, les charges constatées pour le reste du parc restent uniformes.

Les frais de syndic sont évalués à 116 DH par mois, tout en précisant que l’existence du syndic n’a été relevée que dans 38% des immeubles. La taxe d’édilité, est estimée à 322 DH annuellement. Enfin, les frais d’assurance (moins de 5% des logements au niveau national) sont évalués à 1 420 DH par an, allant de 1 139 DH pour la maison marocaine à 2 526 DH pour la villa n R.H.