Ils se sont fait certifier, ils en parlent…

L’approche adoptée est de communiquer pour s’assurer de la compréhension de ce projet par tout le personnel et de faire un état d’avancement régulièrement pour maintenir la volonté qui a été affichée par tout le monde lors du diagnostic

Comment les entreprises vivent-elles la certification ? Quelles sont les difficultés qu’elles rencontrent ? Quels bénéfices peuvent-elles en tirer ?

Hind Lahbabi est directeur général adjointe de Sopidam, une société en voie de certification.

La société, vieille de 50 ans, est spécialisée dans la fabrication, dans son site de Aïn Sebaâ, des ouates et  ouates matelassées destinées à l’industrie de la confection et de l’ameublement, de feutres destinés à l’industrie du matelas en général et pour le géotextile et de couettes, d’oreillers, de traversins sans oublier les parures pour lit. Selon Hind Lahbabi, la décision de franchir le pas vers la certification est due au fait que Sopidam a développé de nouveaux produits pour satisfaire ses clients et se diversifier dans son cœur de métier. «Pour accompagner cette expansion, nous avions estimé nécessaire de se réorganiser pour pouvoir croître de manière intelligente et avoir une meilleure visibilité sur nos prestations. Cette démarche nous a permis, même si nous ne sommes qu’à son début, de revoir nos méthodes de travail, de définir des règles claires de gestion en interne et de motiver tout le personnel de l’entreprise. Je suis convaincue que cette démarche nous permettra d’atteindre une qualité et une rentabilité et enfin d’offrir à notre clientèle l’image d’une entreprise réellement soucieuse de leur assurer un produit et un service de qualité et cela dans la pérennité», note notre manager. Interrogé sur le choix du qualiticien, Hind Lahbabi nous indique «que le choix du certificateur doit se faire par rapport à sa capacité à comprendre notre métier qui est spécifique pour nous apporter la reconnaissance et le développement que nous souhaitons atteindre. Nous avons par contre fait le choix d’un cabinet d’accompagnement qui nous prodigue les conseils nécessaires pour mener notre projet de manière convenable».

Un vécu stimulant

Mais comment ce process se vit-il au quotidien ? Hind Lahbabi nous informe que Sopidam a tout d’abord réalisé un audit de diagnostic qui a révélé des axes prioritaires sur lesquels la société s’est penchée, ce qui a permis d’établir un plan d’action et un planning d’interventions avec un partage de responsabilités tant en interne que vis-à-vis des consultants. D’autre part, Sopidam a recruté un manager qualité lequel a assuré le relais et le déploiement de ce projet sur le terrain. L’approche adoptée est de communiquer pour s’assurer de la compréhension de ce projet par tout le personnel et de faire un état d’avancement régulièrement pour maintenir la volonté qui a été affichée par tout le monde lors du diagnostic. «Je suis convaincue que la route est longue, des changements seront utiles, mais nous devons persévérer pour réussir», affirme Hind Lahbabi. Et d’ajouter : «Les prémices d’une amélioration se font déjà ressentir, car la sensibilisation de tous les responsables d’activité a permis de prendre conscience de l’utilité de ce projet pour travailler en toute sérénité». Quant au vécu du personnel, le directeur général adjoint de Sopidam note que «nos employés se sentent impliqués. Nous sommes là pour les motiver et pour les accompagner et les aider à intégrer le projet et y adhérer. Je suis sûre que cela ne sera pas simple car, par la force des choses, les habitudes ne sont pas faciles à changer. Donc j’attends beaucoup de l’organisme accompagnateur car son expérience et son savoir faire pourront nous permettre d’avancer et de réussir».

Un gage de performance

Quant à la certification en elle-même, Hind Lahbabi avoue que «nous avons déjà une notoriété nationale, nous avons une expérience en matière d’export, je pense que cette certification confirmera cette notoriété tant au niveau national qu’international, mais aussi nous permettra d’asseoir une organisation claire dont l’objectif sera d’améliorer notre productivité et de fidéliser nos clients et partenaires».  Interrogée sur le coût financier d’un tel process, avec pertinence, notre manager préfère davantage parler d’investissement à plusieurs niveaux. Le recrutement du manager qualité appuie la volonté de Sopidam de faire de ce projet un axe stratégique pour 2011 et surtout le pérenniser. Convaincue du bien-fondé global de cette démarche, c’est avec enthousiasme que Hind Lahbabi indique que «toute entreprise qui pense à mieux se structurer et qui est soucieuse de se garantir et de garantir à ses partenaires des produits et une prestation de qualité, il est certain qu’une certification ne peut que la réconforter dans cette voie». Un exemple à suivre.