Husa Hoteles rouvrira le Solazur de Tanger la mi-avril

550 MDH investis dans les murs et la rénovation. Outre le balnéaire, l’offre comprend le tourisme d’affaires et gastronomique. L’hôtel qui compte 350 chambres vise un taux d’occupation moyen annuel de 60%.

L’hôtel Solazur, un des plus anciens de Tanger, rouvre ses portes. Les premiers clients du nouveau Solazur de Tanger, qui arbore l’enseigne espagnole Husa, seront accueillis à partir de la mi-avril au terme de travaux de rénovation qui ont duré 18 mois. L’investissement, achat des murs compris, réalisé par le nouveau propriétaire, le holding public d’investissement libyen Lafico, est de 50 millions d’euros (550 MDH). Un montant assez significatif vu que l’immeuble était dans un très mauvais état au moment de son rachat en 2008 à ses propriétaires marocains et saoudiens de l’époque. Classé dans la catégorie 5* par la commission mixte du ministère du tourisme et de l’association hôtelière régionale, l’hôtel compte 350 chambres sur 11 étages, dont un étage de plus de 1 500 m2 dédié aux salles de réunions et d’événements accessibles par un ascenseur extérieur.
Construit au milieu des années 70 dans le style des grands hôtels de tourisme de Torrémolinos ou de Fuengirola (Espagne) par le trio Salah Balafrej, feu Abdeslam Guessous et Abdelhamid El Abbassy, le Solazur, situé au cœur de la corniche de la baie de Tanger, a toujours cherché à occuper un créneau strictement balnéaire de masse et accueillait alors beaucoup de groupes anglais et allemands. Pour son nouveau départ, l’offre sera élargie au tourisme d’affaires et la gastronomie sera diversifiée (cuisine marocaine, mais aussi égyptienne, libanaise et sépharade).

Les lits seront vendus selon le principe du yield management

En outre, le Husa Solazur compte très fortement mettre en avant son offre de salles de réunions avec catering intégré, une offre peu structurée à Tanger. Pour les prochains mois déjà, l’établissement va accueillir une convention internationale des Fromageries Bel du Maroc, un congrès de cardiologie et de chirurgie plastique et une grande réunion des professionnels andalous du tourisme qui vont, à cette occasion, annoncer des offres de packages de la Costa del Sol et de l’Andalousie pour la clientèle marocaine. L’autre grand événement sur lequel Husa Solazur travaille déjà est la célébration, au printemps 2013, du centenaire du Lycée français Regnault.
Ni la conjoncture politique dans la région, ni la crise économique en Europe, encore moins Ramadan qui s’invite en plein août ne perturbent Tarik Hantout qui pilote les opérations marocaines du groupe espagnol Husa qui compte prendre en gérance d’autres hôtels dans le pays (voir encadré). «Nous visons des taux d’occupation supérieurs à 80% en juin et en juillet prochains et de manière réaliste un 25-30% en août. Nous avons un hôtel où les gens pourront venir découvrir de nouvelles choses sur le Maroc et sur Tanger», annonce-t-il. Sur l’année, le Husa Solazur vise un taux d’occupation moyen de 60%.
Pour cela, l’établissement compte se montrer agressif sur le plan commercial et  marketing. Fort de son appartenance à un réseau de plus de 170 hôtels situés en Europe, au Maroc et en Argentine, le Husa Solazur commercialisera ses chambres selon la clientèle ciblée (séjours touristiques, week-ends, congrès ou affaires) et le moment choisi pour la réservation. «Les lits sont comme les places d’avion, les prix pourront évoluer plusieurs fois dans la journée», explique Tarik Hantout. C’est ce qu’on appelle du yield management, une technique de tarification flexible également appliquée par les compagnies aériennes et qui consiste à vendre moins cher une place qui de toutes les façons aurait été inoccupée autrement, une manière de participation à la couverture des charges fixes. Outre sa centrale de réservations, le groupe Husa travaille avec de nombreuses centrales de réservations hôtelières dont Booking.com et Lastminute.com.