Hôtellerie : le haut de gamme et le luxe tirent la rentabilité vers le haut

Pour les investisseurs qui lorgneraient l’hôtellerie au Maroc, la dernière édition du baromètre de l’hôtellerie, réalisé par le cabinet In Extenso-Deloitte et complété par STR Global, en collaboration avec l’Association nationale des investisseurs touristiaques (ANIT), est révélatrice.

Celle-ci illustre en effet la bonne santé des indicateurs de rentabilité en 2014, du moins pour l’échantillon étudié, même s’ils «restent en deçà des attentes des investisseurs».

Introduit au Maroc depuis 2013, ce baromètre synthétise les données reçues mensuellement par près de 80 hôtels, soit 14000 chambres, principalement rattachés à des groupes et enseignes nationaux et internationaux. En 2014, le taux d’occupation de ces établissements a atteint 62,1%, contre 60,9% l’année précédente. De la même façon, la recette moyenne par chambre (RMC) est passée de 801 DH en 2013 à 820 DH en 2014, et le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) a progressé de 4,2%, passant de 488DH à 509 DH.

Il s’avère que les établissements de Rabat et Casablanca, profitant du tourisme d’affaires, ont généré la plus importante RMC sur l’ensemble des segments étudiés. Mais c’est à Marrakech et Agadir que le RevPAR a le plus fortement progressé, notamment dans le haut de gamme et le luxe, et le milieu de gamme.

Le Maroc est classé 6e sur une liste de 10 pays du bassin méditerranéen (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Turquie, Tunisie, Egypte, Israël) en termes de RMC. Il tombe à la 8e place selon le critère du taux d’occupation.