Horodateurs : les tarifs commencent à  augmenter à  Casablanca

3 DH l’heure au lieu de 2 DH dans l’arrondissement de Roches Noires. Casa Développement a démarré son activité le 6 avril.

Enfin du nouveau dans le dossier de la gestion du stationnement à Casablanca. Casa Développement, société de développement locale créée par la Commune urbaine de Casablanca (CUC), en partenariat avec la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), chargée de la gestion opérationnelle du stationnement dans la métropole, a démarré officiellement ses activités. Elle vient de reprendre, ce lundi 6 avril, la gestion de la zone à horodateurs de  Roches Noires, gérée depuis 1993 jusqu’à fin 2014 par Casa Park. Dans les détails, la société, dont la direction générale a été confiée il y a moins de deux mois à Nabil Bel Abed, a procédé vers la fin de la semaine dernière au tracement du territoire. Elle a également installé plus d’une cinquantaine d’horodateurs dans cette zone qui compte à peu près 2 000 places de stationnement. Ces machines sont opérationnelles mais à aujourd’hui aucune pose de sabot n’a été effectuée.

Ceci dit, les automobilistes résidents ou travaillant dans la zone ont été surpris par l’augmentation du tarif de stationnement. En effet, il faut dorénavant débourser 2 DH pour chaque 40 minutes de stationnement, soit 3 DH par heure. Cette augmentation de 50% du tarif, une source autorisée au sein du Conseil de la ville l’explique par plusieurs éléments. D’abord, «avant de demander à Casa Développement de fixer ce prix, nous avons établi un benchmark avec d’autres villes du Royaume», confirme notre source. Notons que le nouveau tarif est le même que celui adopté par les sociétés de gestion du stationnement dans les zones à horodateurs dans les villes de Rabat, Marrakech et Tanger.

L’offre pour les entreprises n’a pas encore été conçue

En outre, si la Commune urbaine de Casablanca a décidé de revoir à la hausse le prix du stationnement c’est parce que l’ancien tarif de 2DH a été négocié avec l’ancien concessionnaire au début des années 90. Entre-temps, «la CUC a effectué de nombreux investissements en matière d’infrastructures de base. Les revenus de cette activité sont censés financer principalement de nouveaux projets», avance le responsable. Dans cet esprit, il est à souligner que l’aspect financier reste le point central de ce nouveau contrat. A en croire le responsable, le Conseil de la ville veut maximiser ses revenus et, pour cela, la convention liant Casa Dév à la CUC prévoit un loyer de départ de 100 DH par an et par place. Au cours de l’exploitation et en fonction de la rentabilité des places, le CUC peut revoir à la hausse ce loyer annuel. Pour rappel, Casa Park exploitait cette même zone moyennant un loyer minimum annuel de 55 DH par place.
Par ailleurs, Casa Dév n’envisage pas une augmentation de l’amende relative à la pause du sabot. Et côté clients entreprises, les tarifs de la location mensuelle des places ne sont pas encore fixés.