Grippe saisonnière : la campagne de vaccination se poursuit jusqu’en février

Jusqu’à aujourd’hui, 350 000 doses de vaccin contre la grippe saisonnière ont été livrées pour les marchés public et privé. Le pic épidémiologique au Maroc se situe entre février et mars.

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2016/2017 bat son plein. Elle est organisée, comme chaque année, d’octobre à février par l’institut Pasteur et le ministère de la santé. Le marché est détenu par un seul laboratoire, en l’occurrence Sanofi, dont la division vaccins Sanofi Pasteur approvisionne les marchés privé et public. Auparavant, le laboratoire GSK distribuait un vaccin contre la grippe avant d’arrêter sa commercialisation.

«Sur le marché privé, nous avons importé 250 000 doses et nous avons livré plus de 230 000 aux grossistes et pharmacies. Concernant le marché public, 120 000 doses ont été livrées à l’Institut Pasteur pour les besoins de vaccination des pèlerins marocains et du personnel de santé», déclare Aziz Yousfi Malki, directeur de la communication et de la RSE à Sanofi Maroc, Tunisie et Libye. Au total, 350 000 doses de vaccin contre la grippe saisonnière ont donc été livrées pour être administrées d’octobre jusqu’à la fin de la campagne en février.

La population est peu consciente de l’importance de la vaccination contre la grippe

Si le laboratoire confirme la demande des grossistes répartiteurs pour ce vaccin, la consommation de vaccins contre la grippe saisonnière au Maroc demeure faible si l’on prend en considération le potentiel non négligeable de patients cibles. L’Organisation mondiale de la santé a défini la population à plus haut risque comme étant les femmes enceintes, les enfants âgés de 6 mois à 5 ans, les personnes âgées (de plus de 65 ans), les personnes souffrant de maladies chroniques tels que le diabète, les cardiopathies et les professionnels de la santé. «Malgré la sensibilisation, il n’y a pas de prise de conscience sur la vaccination contre la grippe», déclare le Pr Abdelghani Dhrimeur, chef de la division information et communication au ministère de la santé. Les vaccins sont pourtant disponibles gratuitement dans les centres de santé.

Hormis les vaccinations obligatoires, quelques entreprises contactent l’Institut Pasteur pour la vaccination de leurs collaborateurs. Et pour cause, l’infection virale présente un coût économique pour l’employeur en termes de journées de travail perdues. Au delà des cas précités, l’engouement reste limité. Les professionnels de la santé préfèrent rester optimistes. D’après Aziz Yousfi Malki, le pic épidémiologique au Maroc est habituellement situé pendant les mois de février et mars. Il faut attendre la fin de cette période pour faire un bilan de campagne.