Gestion informatique des polycliniques : la CNSS se défend

Vous avez publié le 29 octobre 2004 un article à  la page 12 intitulé «La CNSS perd des millions de DH dans un système informatique inutilisable».

Vous avez publié le 29 octobre 2004 un article à la page 12 intitulé «La CNSS perd des millions de DH dans un système informatique inutilisable». Cet article appelle de notre part les éclaircissements suivants:
Le logiciel AXYA de gestion des polycliniques CNSS a été acquis dans le cadre d’un appel d’offres ouvert en 1997, par le marché n° 16/97 pour un montant de 6 985 000,00 DH ttc, relatif aux produits et prestations suivants : le progiciel standard; l’environnement technique ; les travaux d’adaptation ; l’implantation des sites ; la formation technique et l’assistance à la maîtrise d’œuvre.
Ce logiciel permet une gestion intégrée des principales fonctions d’un centre de soins de santé, notamment les admissions et les séjours des patients, la facturation, la comptabilité et la gestion de stocks pharmaceutiques et consommables médicaux.
Lors de l’audit stratégique des polycliniques mené en 2001, il s’est avéré que le déploiement du logiciel AXYA a pris du retard par rapport aux délais prévus, puisque la seule installation opérationnelle était celle de la polyclinique de Derb Ghallef. Mais les études menées en 2001, parallèlement à l’audit stratégique des polycliniques, ont montré que celui-ci répondait pour une grande partie aux besoins fonctionnels exprimés et aux objectifs de rationalisation de la gestion de ces unités médicales. Ce qui a confirmé l’adoption de ce progiciel et la réactivation de sa mise en œuvre.
Aujourd’hui, l’exploitation de ce logiciel est généralisée à l’ensemble des polycliniques. Le module de gestion des séjours et de facturation est effectif depuis plus de deux ans dans l’ensemble des 13 polycliniques de la CNSS. Ainsi, plus de 677 000 factures ont été établies en 2003, exclusivement grâce à ce logiciel informatique.
Les modules de comptabilité générale et auxiliaire ainsi que la gestion des achats et stocks pharmaceutiques et des consommables médicaux sont en exploitation dans 11 des 13 polycliniques.
Pourtant, l’auteur affirme: «On se retrouve avec une application qui ne fonctionne pratiquement pas», ce qui est tout simplement faux.
La montée en charge de l’activité dans les polycliniques au cours des dernières années s’est notamment traduite par un essoufflement de la capacité des serveurs des plus grandes polycliniques. Actuellement, la CNSS est en train de mettre en œuvre un serveur centralisé dont la puissance répondra aux besoins de l’activité de ces polycliniques et évoluera pour prendre en charge l’ensemble des autres polycliniques.
L’investissement cumulé à ce jour de cette mise en œuvre est de l’ordre de 11 millions de dirhams. Ce chiffre représente le coût global de l’acquisition du logiciel, des serveurs et des micros connectés au nombre de 185 utilisés par environ 250 utilisateurs.
Nous nous limitons à ces quelques précisions et regrettons la multitude de données erronées que comporte cet article .