Gestion des grignons d’olives : l’Etat met la main à  la pà¢te

La convention cadre porte sur le renforcement des programmes de développement de l’économie circulaire dans le secteur agricole

A l’occasion des Assises de l’agriculture, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, le ministère de l’économie et des finances et le ministère délégué chargé de l’environnement ont signé une convention cadre relative à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) et une convention spécifique visant à remédier à la dégradation de l’environnement due à la trituration d’olives.
La convention cadre porte sur le renforcement des programmes de développement de l’économie circulaire dans le secteur agricole ; le renforcement de la prise en compte des changements climatiques ; l’opérationnalisation de la Convention sur la diversité biologique et la communication et la sensibilisation autour des enjeux d’une agriculture durable.

La convention spécifique comprend quant à elle deux axes. La première a trait à l’épandage des margines au niveau des terres agricoles. Ce projet sera financé à hauteur de 30% par la MAPM, soit 6 MDH, sur la période 2016-2020. Le MDE apportera 25 MDH (50% du total) à travers le Fonds national de l’environnement et/ou dans le cadre du mécanisme volontaire de dépollution industrielle. L’objectif est d’arriver à l’épandage de 900000 tonnes de margines, soit près de 80% du volume total des margines produites en 2020. Le second axe, la valorisation des grignons, est financé respectivement à concurrence de 55 et 100 MDH par le MAPM et MDE, soit 10% et 15% du coût des unités de valorisation qui devront prendre en charge 730 000 tonnes de grignons humides d’ici à 2020.