Futur parc d’attractions Sindibad : les détails du projet

Un parc d’attractions sur 37 ha, 28 ha pour des habitations, et des zones touristiques
Un musée de l’homme et un site archéologique sur 4 ha
Un investissement attendu de 2,5 milliards de DH.
Les cinq prétendants présélectionnés devront remettre leurs offres au plus tard le 20 décembre.

Les cinq sociétés présélectionnées pour la réalisation du programme d’aménagement et de valorisation du parc Sindibad et l’exploitation du parc de loisirs ont jusqu’au 20 décembre 2008 pour déposer leurs offres. Il s’agit d’Actif Invest en consortiumavec le groupe Palmeraie développement,Alliance développement immobilier, Ghitasitrallah, Inveravante- Avante Maroc et Neo Invest Africa SE. Entre le 15 et le 18 septembre dernier, les cinq groupements ont retiré le dossier final contre un versement de 250 000 DH. Le dossier comprend, entre autres, un règlement de la sélection finale et ses annexes, une étude hydraulique du site, une étude sur les bidonvilles, et l’état actuel des effectifs.
Le cahier des charges de ce projet comprend plusieurs aspects contraignants. Ceci est dû au fait qu’en raison de sa nature, plusieurs intervenants y sont impliqués : la wilaya du Grand Casablanca, le ministère du tourisme et celui de la culture, le Conseil de la ville, l’Agence urbaine, le Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca ou encore le Haut commissariat aux eaux et forêts…
Ces contraintes sont d’abord économiques et sociales puisqu’il s’agit d’un programme d’investissement pour la réalisation d’un parc d’attractions d’envergure internationale auquel s’ajoute un projet de relogement de 933 familles résidant dans un bidonville implanté sur une partie du terrain et, enfin, la reprise ou l’indemnisation des 50 employés du parc.Les opérateurs doivent également «proposer un système de péréquation entre les différentes composantes du projet intégré de sorte à assurer un développement et une exploitation pérenne du parc».
Pour ce qui est de l’aspect environnemental, il est fait obligation de respecter l’espace forestier (37 ha), de veiller à la protection d’un site archéologique (où les fouilles continuent), de créer un musée dont le coût est estimé à 40 MDH. Il est également demandé, dans le même ordre d’idées, de sauvegarder la zone humide qui attire de nombreuses espèces d’oiseaux, de réserver un traitement paysager au site et de prendre en compte les recommandations de l’étude hydraulique intégrée dans le dossier.
Le cahier des charges balise par ailleurs le terrain des spécifications urbanistiques. Le promoteur devra tenir compte du schéma d’aménagement de référence spécifique à la zone et réaliser une étude géotechnique pour déterminer les zones constructibles. Il faudra également tenir compte des zones à risque ne pouvant recevoir de constructions. Sur les 70 ha de surface totale, 20 sont constructibles.Le montant total de l’investissement attendu s’élève à 2,5 milliards de DH.

Un parc pour tous les âges et à petits prix
En plus du parc de loisirs et d’attractions, auquel est réservé une superficie de 37 ha relevant du domaine forestier, le projet comprend une partie immobilière (logements, hôtel et bureaux), sur 28 ha, et culturelle (site archéologique et musée de l’homme) sur 4 ha.Ces deux dernières parties sont programmées sur le domaine privé de l’Etat.
Tout en laissant aux promoteurs intéressés la liberté de rentabiliser leurs investissements, on leur indique, néanmoins, que le parc doit être un espace où «l’on vient passer la journée» et où des lieux de restauration ne peuvent être oubliés. Le cahier des charges mentionne qu’il doit prévoir «des espaces de loisirs variés pour tous,avec des jeux,des manèges pour les enfants,des attractions à sensation,des spectacles…». Il précise également que la palette d’activités doit s’adresser à tous les âges. Le parc doit respecter une cohérence, créer une ambiance et éviter d’être une «simple fête foraine».Même en matière de grille des tarifs, le cahier des charges émet quelques principes de base, comme des petits prix pour au moins une partie du parc, des attractions payables à l’unité et des tarifs de consommation attrayants..
S’agissant des critères d’évaluation des offres, on assure, au CRI de Casablanca, qui pilote le dossier, que l’expérience dans la réalisation de projets du genre sera prise en compte aussi bien en ce qui concerne les composantes touristique et immobilière qu’en matière de gestion de parc de loisirs et d’attraction.