Fruits rouges : une filière et un filon à exploiter

• Elle a généré un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de DH et dispose de 18 unités de conditionnement et de surgélation.
• Les standards de qualité sont élevés en raison des cahiers des charges imposés par les pays destinataires de la production marocaine.
• Parmi les axes de développement, la diversification des marchés à l’export.

La culture des fruits rouges a pris une grande importance au Maroc. Du coup, elle a également pris une dimension considérable. Le fraisier, le myrtillier et le framboisier sont parmi les spéculations les plus rentables et sont très demandées, que ce soit par les marchés européens que par d’autres pays en Asie. Cette filière est des plus performantes grâce, entre autres, à une consommation qui ne cesse d’augmenter en Europe, une production appréciable et une main-d’œuvre bon marché, comparativement à celle des autres pays, mais bien formée, permettant ainsi des coûts de production compétitifs. D’autant que les conditions climatiques et les sols restent favorables. A côté, les standards de qualité sont élevés et respectés. C’est normal, quand on sait que les marchés destinataires imposent un cahier des charges à respecter. Autrement, les exportateurs seront déclassés. Que ce soit donc du côté social, unité industrielle, conditions de travail…, les entreprises doivent disposer d’un certificat reconnu par les entités internationales pour pouvoir pénétrer les marchés étrangers. Sur le plan économique, la filière a généré un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de DH, des investissements en aval de 5,4 milliards de DH et en amont de 1,1 milliard de DH.
La culture des fruits rouges est concentrée sur 3 régions. La superficie moyenne des 3 dernières campagnes agricoles se répartit entre Rabat-Salé-Kénitra avec 4 320 ha, soit 51,4%, Souss-Massa avec 2130 ha (25,4%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 1 950 ha (23,2%). Par ailleurs, la filière dispose de 18 unités de conditionnement et de surgélation, distribuées à raison de 33% au Nord, 25% au Gharb Saïs, 20% au Souss Massa et 15% au centre.
En dépit de toutes ces évolutions remarquables la filière ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. A l’avenir, les axes de développement devraient s’articuler autour de la diversification des marchés à l’export, à l’organisation du marché local et à la création de variétés locales. A signaler que l’interprofession Interproberries a été créée en 2018 et a été reconnue en 2019. Elle englobe deux collèges : celui de la production, représenté par l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges (AMPFR) et un autre de valorisation sous l’égide de l’Association marocaine des conditionneurs exportateurs des fruits rouges (AMCEFR).

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