Forte hausse des prix des légumes

Au marché de gros de Casa, certains produits ont vu leur cours grimper de plus de 50 %.
Aubergines et courgettes ont presque disparu des étals.
Le mauvais temps a aggravé les perturbations habituelles
du marché constatées entre février et avril de chaque année.

Le panier de la ménagère, déjà pénalisé par un faible pouvoir d’achat, risque de s’alléger davantage ces jours-ci. La cause en est la surprenante flambée des prix des légumes, plus de 50% de hausse, alors que d’autres ont même disparu du marché. Le kilo de carottes, à titre d’exemple, est vendu entre 4 DH et 5 DH et celui du poivron vert entre 5 DH et 6 DH. La pomme de terre se négocie à 4 DH/kg et la tomate entre 2,50 DH et 3,50 DH. Mais ce sont les oignons qui se démarquent en cette période en atteignant 6 DH le kilo. Les petits pois en provenance de la région de Doukkala coûtent 3,50 DH le kilo et ceux en provenance de Chiadma sont à 6 DH. Quant aux aubergines et aux courgettes, c’est à peine si on les trouve.
Il s’agit là des prix pratiqués au marché de gros. Par conséquent, il faut compter entre 2 et 6 DH de plus chez le détaillant et en fonction des quartiers.

Les prix devraient revenir à un niveau normal sous peu de temps
Selon Mohamed Sebki, directeur du marché de gros de Casablanca, cette situation peut s’expliquer par les intempéries  qu’a connues le Maroc durant ces derniers jours. «Il faut aussi préciser que chaque année, à partir du mois de février, le marché des fruits et légumes connaît des perturbations. Dans les régions montagneuses, la production est considérablement diminuée à cause des températures très basses et des chutes de neige qui empêchent toute activité », fait remarquer M. Sebki. Et d’ajouter : «Ce n’est qu’à la fin de l’hiver, à partir de début avril, que le marché retrouvera son cours normal».
Le directeur du marché de gros relève qu’en dépit de la situation climatique inhabituelle, caractérisée par l’inondation de dizaines de milliers d’hectares, des régions comme Tadla, El Haouz, Chichaoua et Agadir continuent à approvisionner le marché.
Bouchaib Saidi, maître de corporation lamine au même marché de gros, est du même avis et souligne que ni les ouvriers ni les camions et autres moyens de transport ne peuvent accéder aux fermes à cause de l’impraticabilité des pistes. Il insiste, toutefois, sur le côté positif des précipitations. «Si le climat reste ensoleillé comme c’est le cas en ce début de semaine, l’effet des pluies serait plus que bénéfique pour toutes les récoltes de cette saison», prédit-il avant d’assurer que les prix vont baisser d’ici trois ou quatre jours. En attendant, nombre de marmites seront privées de légumes.