Fonctionnaires fantômes, la belle coïncidence !

L’affaire des fonctionnaires fantômes tombe à  point nommé. Lundi 14 mars, le gouvernement annonçait en grande pompe sa volonté de combattre le mal.

L’affaire des fonctionnaires fantômes tombe à point nommé. Lundi 14 mars, le gouvernement annonçait en grande pompe sa volonté de combattre le mal. Le ministre de la Modernisation des secteurs publics, Mohamed Boussaïd, a certes atténué l’ampleur des 80 000 fonctionnaires payés sans jamais se présenter à leur bureau. La question est de savoir pourquoi la question a été montée en épingle spécialement au moment où l’opération départ volontaire est en cours ? Bien entendu, après les menaces proférées par le gouvernement sur la lourdeur des sanctions, on peut penser qu’une grande partie de ces fonctionnaires «fantômes» préféreront quitter le navire avec, en prime, une belle indemnité. N’est-ce pas là une autre injustice ? Car en leur accordant le départ volontaire, l’Etat donne un quitus à des gens qui ont été payés pour n’avoir jamais travaillé. Or, l’Etat de droit voudrait que non seulement ils ne soient pas autorisés à partir, encore moins avec une indemnité, mais en plus qu’ils restituent à la collectivité l’argent dont ils l’ont grugée ! A moins que le gouvernement ne veuille s’en débarrasser au prix fort .