Foncier : le talon d’Achille

Maillon faible de l’attractivité des grandes villes, le foncier est, de manière générale, lié à  la dynamique économique des villes.

Pour la catégorie des grandes villes, le classement sacre la ville d’Oujda dans le registre de l’attractivité foncière. Ces résultats s’expliquent par des prix relativement bas, avec un prix d’achat du mètre carré commençant à 1 800 dirhams contre une moyenne de 3 250 pour les autres villes de même catégorie. La ville dispose aussi de deux services de cadastre permettant de couvrir en partie les besoins en termes d’acquisitions et d’enregistrement de foncier pour la ville. Au dernier rang, figure la ville de Tétouan qui compte des prix de l’immobilier parmi les plus chers du Maroc liés à une forte spéculation immobilière touristique. De manière générale, c’est le revers de la médaille pour les villes les plus compétitives : Casablanca, par exemple, reste la ville la plus chère du Maroc avec des prix pouvant dépasser les 20 000 dirhams/m2. Néanmoins, elle bénéficie naturellement du plus grand nombre de services de conservation et  cadastre dans le pays.  

En tête de la catégorie des villes moyennes, Laâyoune qui tire son épingle du jeu en termes d’attractivité foncière. Elle bénéficie des prix les plus faibles de sa catégorie, avec des prix défiant toute concurrence à partir de 400 dirhams, contre une moyenne de plus de 2 200 dirhams pour la catégorie. Revers de la médaille également pour Mohammédia qui occupe la dernière place. Elle enregistre des prix très élevés pouvant atteindre jusqu’à 8 000 dirhams le mètre carré.

Ce thème représente bel et bien la revanche des petites villes car leur attractivité foncière est bien meilleure que les plus grandes villes. La ville de Dakhla s’en sort le mieux : c’est l’une des villes les moins chères du Maroc alors qu’elle connaît un dynamisme économique certain.