Focus sur les ressources humaines qualifiées

8 nouveaux établissements, dont 4 sectoriels, viennent renforcer le dispositif afin de répondre aux besoins en compétences des secteurs prioritaires.
Le développement de l’offre est conjugué à une démarche qualité systématique.

C’est un fait avéré que de reconnaître les efforts déployés par notre pays dans le domaine de la formation professionnelle. Et les résultats sont assez convaincants depuis des années déjà. Le pilier national dans ce domaine est bel et bien l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Ce dernier  n’est plus seulement cet organisme public qui propose des formations courtes et pratiques permettant aux jeunes de mieux s’intégrer dans le marché du travail. Depuis quelques années, l’OFPPT est devenu gestionnaire d’un réseau très étoffé d’écoles et d’instituts de formations aussi diverses que pointues, présents dans quasiment toutes les régions du Royaume. Le réseau d’établissements a été porté à 345, assurant ainsi une large présence territoriale et une couverture accrue des secteurs économiques. Plus encore, 8 nouveaux établissements dont 4 sectoriels viennent renforcer le dispositif afin de répondre aux besoins en compétences des secteurs prioritaires comme le Plan d’accélération industrielle, le BTP, le Plan Maroc Vert, les stratégies transport et logistique, la Vision 2020 pour le tourisme, Rawaj…

La carte de la formation qualifiante est rehaussée

Il s’agit d’un institut spécialisé en industrie agroalimentaire (Meknès) ; un centre de formation professionnelle dans les métiers des services (Hay Hassani Casablanca) ; un complexe de formation dans les métiers des TIC, de l’offshoring et de l’électronique (Oujda) ; une école de formation aux métiers du BTP (Settat) en plus de quatre établissements plurisectoriels de proximité, à l’instar de l’ISTA Ouled Taïma, l’ISTA Sidi Ifni, l’ISTA Tafraout et le centre de formation Karia à Salé. Ainsi, la formation professionnelle est ouverte  aussi bien aux élèves ayant achevé la neuvième année de l’enseignement fondamental qu’à ceux qui n’ont terminé que la sixième année du même enseignement. Le diplôme de technicien est destiné aux élèves ayant terminé la troisième année d’études secondaires. Quant aux bacheliers, ils peuvent accéder au diplôme de technicien spécialisé.  Il est vrai que nous sommes dans une phase de mise en œuvre de beaucoup de programmes, stratégies et autres plans d’envergure pour un avenir meilleur. On compte également sur l’implication du secteur privé, très actif dans ce domaine, et dont les acteurs sont conscients de l’ampleur des enjeux. Visiblement, on a bien assimilé le fait qu’aucune ressource ne peut remplacer le capital humain qualifié et capable de s’adapter aux mutations technologiques. «Convaincu que le capital humain représente un des leviers majeurs de l’amélioration de la compétitivité économique de notre pays, l’OFPPT poursuit sa stratégie de développement de l’offre de formation, en adéquation avec les besoins des jeunes et du marché de l’emploi», explique Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT.

Allant jusqu’au bout de ses engagements, l’office s’attaque aujourd’hui aux métiers mondiaux du Maroc en ouvrant des centres spécialisés un peu partout dans le Royaume, avec le souci d’être proche des entreprises. Et contrairement à d’autres systèmes d’enseignement, la formation professionnelle enregistre des résultats positifs en termes d’affluence, d’insertion…., car elle dispose de véritables atouts pour accompagner l’essor économique de notre pays, et surtout elle apporte des solutions au problème de l’emploi des jeunes. «Nous nous sommes engagés dans un chantier de croissance continue, élargissant ainsi l’accès des jeunes à la compétence, à l’insertion, à l’entreprenariat…, grâce à une offre de formation adaptée en permanence aux évolutions des métiers et couvrant l’ensemble du territoire et des secteurs», commente M.Bencheikh.

Il y a quelques mois, le management de l’OFPPT comptait (pour la rentrée 2016) porter la capacité d’accueil à 405000 places pédagogiques contre environ 370 000 en 2015. Eh bien, après la rentrée il s’est avéré que la capacité d’accueil a été renforcée et portée à 436000 places pédagogiques au lieu des 405000 prévues ! On note également une augmentation de 24% par rapport aux réalisations de l’année précédente, dont 312165 places en formation diplômante, alors que la carte de la formation qualifiante a été rehaussée à 123 871 pédagogiques, soit 29% du dispositif global. Il reste à souligner que le développement de l’offre est conjugué à une démarche qualité systématique avec pour objectif de doter le Maroc de ressources qualifiées à la hauteur des impératifs.

– 370000 stagiaires en formation en 2014/2015 dont : 103 937 dans les métiers de l’industriel – 49 264 dans le BTP – 25 181 en hôtellerie tourisme – 71 596 dans les métiers du tertiaire – 1 728 en transport et logistique – 271 métiers dont 100 formations qualifiantes – 9 645 collaborateurs dont près de 7 400 Formateurs.