Floriculture : L’énorme potentiel de la filière peut placer le Maroc en 1ère position à l’international

• La distillation de la rose à parfum a été valorisée à travers l’installation de 25 unités.
• La superficie irriguée est passée de 27 à 170 ha.
• Durant la période du Plan Maroc Vert, la filière a connu une amélioration tant sur le plan institutionnel qu’opérationnel.

Le chiffre d’affaires s’est hissé à 97,5 MDH, soit une valeur ajoutée de près de 72 MDH. La distillation de la rose à parfum a été valorisée à travers l’installation de 25 unités. La superficie irriguée est passée de 27 à 170 ha.
Le Maroc, est connu, entre autres, pour la qualité de sa rose à parfum, plébiscitée par les maisons internationales de production de parfum. Il est placé 3e producteur et exportateur après la Bulgarie et la Turquie. Le potentiel que recèle cette filière est tellement énorme qu’il peut placer le Maroc en 1ère position. Encore faut-il que la filière soit davantage organisée et bien structurée, avec plus de collèges spécialisés, que la contrefaçon soit maîtrisée, que la production augmente de sorte à limiter les importations et que les exportations anarchiques soient contrôlées. Et c’est justement sur ces volets que la Fédération interprofessionnelle de la rose (Fimarose) se penche. Pour attirer davantage de clientèle, et mettre la lumière sur cette richesse, le Maroc organise annuellement le salon international de la rose à parfum; l’occasion de valoriser la production marocaine de la rose et de ses dérivés. D’ailleurs, le développement des dérivés de la rose, à savoir l’huile essentielle, la concrète et dans une moindre mesure, la cire de rose est sur le bon chemin.
Durant la période du Plan Maroc Vert, la filière a connu une amélioration tant sur le plan institutionnel qu’opérationnel. En effet, le règlement technique du rosier à parfum a été publié et la maison de la rose construite. A côté, une convention a été signée en juin 2017 pour la réalisation d’un programme de Recherche & Développement. En outre, 150 ha d’exploitation ont été créés en extension, 16 000 ml de séguia ont été réhabilitées et 170 ha équipés avec le système de goutte à goutte, contre 27 ha entre 2003 et 2007.
La distillation de la rose à parfum a été valorisée à travers l’installation de 25 unités dont 9 privées, avec une capacité installée de 2 735 tonnes et moyennant un coût de 70,1 MDH. La formation, pour sa part, revêt un caractère particulier au sein de la filière, puisque 104 modules de formation ont été dispensés au profit de 1 763 agriculteurs. Actuellement, un projet d’agrégation est en cours de mise en œuvre sur une superficie de 52 ha, nécessitant un investissement de 26 MDH. Entre 2012 et 2019, la filière a mobilisé une enveloppe budgétaire publique de 95,5 MDH et 42,7 MDH d’investissements privés. Tous ces efforts ont permis de hisser le chiffre d’affaires de la filière à 97,5 MDH, soit une valeur ajoutée de près de 72 MDH. Ils ont permis aussi de créer 115 000 journées de travail et de porter les exportations à 7,7 MDH. Il faut savoir que plusieurs subventions ont été accordées par l’Etat, ayant trait notamment à l’acquisition de matériels agricoles, l’aménagement hydroagricole, notamment l’équipement de goutte à goutte, les unités de valorisation par la transformation et l’extraction des huiles essentielles et les projets d’agrégation de la rose à parfum autour d’une unité de transformation et/ou de conditionnement.

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