TIMAR : La fin de l’avantage fiscal de l’IPO érode le bénéfice

La société inscrit son activité et son exploitation en croissance à  deux chiffres en 2011. Mais le relèvement du taux d’IS fait baisser le bénéfice de 2.4%, à  8.1 MDH.

Après avoir redressé son activité en 2010, le spécialiste du transport international et de la logistique poursuit sur sa bonne lancée. Le chiffre d’affaires a enregistré en 2011 une progression significative de près de 19% pour s’établir à 183,1 MDH. D’après le management, cette performance vient en ligne avec une stratégie de consolidation de la part de marché et traduit le renforcement de la présence de Timar au niveau national ainsi que l’élargissement de son réseau de partenaires à l’échelle internationale.

Grâce à cette bonne prestation, le résultat d’exploitation progresse de près de 15% pour atteindre 12,3 MDH.  Il faut aussi dire que le management de la société a œuvré pour une meilleure maîtrise des charges opérationnelles. Néanmoins, la marge opérationnelle connaît un léger repli puisqu’elle passe de 6,9% à 6,7%, à lier au plan d’investissement engagé par la société, en cohérence avec sa stratégie d’expansion et la politique de renforcement de ses fonds propres, ce qui s’est traduit par des dotations plus importantes.

Néanmoins, en dépit du bon comportement de l’activité et de l’exploitation, le résultat net affiche une régression de 2,4%, à 8,1 MDH. Ce recul s’explique essentiellement par le relèvement du taux d’imposition à l’IS suite à l’expiration de l’avantage fiscal dont a bénéficié Timar sur les 3 années ayant suivi son introduction en Bourse. Hormis ce surcoût fiscal, le bénéfice de la société tient le cap, puisque le résultat avant impôt s’est bonifié de 18% en 2011. Sur la base de ces réalisations, Timar devrait distribuer un dividende de 8 DH comme en 2010.

Au volet perspectives, la société compte renforcer sa présence en Afrique subsaharienne par le projet d’ouverture d’une nouvelle filiale au Mali, prévue pour 2012. Timar envisage également un recentrage de l’activité et une orientation vers des marchés de niche.