Stokvis pà¢tit du printemps arabe

Le report des projets d’investissement en équipement a impacté l’activité engins BTP et le changement au niveau de l’octroi des subventions agricoles a eu raison de l’activité tracteurs.

L’année 2011 a été difficile pour Stokvis Nord-Afrique. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour réduire le niveau d’activité de la société. D’abord, le printemps arabe et le mouvement de protestation au Maroc ont eu un impact sur le niveau d’investissement au Royaume. Plusieurs entreprises ont en effet décidé de reporter leurs projets d’investissement en équipements, ce qui a causé une baisse drastique de l’activité engins BTP. Ensuite, les changements intervenus en matière de réglementation d’octroi des subventions aux agriculteurs ont accentué la baisse du chiffre d’affaires de l’activité tracteurs.

Dans ce contexte, le chiffre d’affaires de Stokvis a chuté de 36,6% par rapport à 2010, s’établissant à 465,6 MDH. Le résultat d’exploitation n’a, lui, baissé que de 17% et ce, suite à l’optimisation des charges d’exploitation et la réduction des frais généraux. Ce qui a permis à la marge opérationnelle de gagner 1,3 point, à 5,5%.

Néanmoins, le recul de l’activité, conjugué à un effort de provisionnement de certaines créances, ont accentué la baisse du résultat net, qui passe de 25,3 MDH en 2010 à 14,1 millions en 2011 (-44,3%). La marge nette recule de ce fait de 0,4 point, à 3%. Dans ces conditions, le management de la société a décidé d’affecter l’intégralité du bénéfice en report à nouveau.

Pour 2012, Stokvis estime que les perspectives sont prometteuses et que le lancement effectif, en février dernier, de la nouvelle activité de distribution des huiles et lubrifiants Repsol impacteront positivement son activité et ses résultats.  De plus, il est prévu la livraison aux grands groupes clients d’importants équipements en 2012 et 2013, ce qui augure d’une reprise du chiffre d’affaires et d’une amélioration des marges.