SNEP, l’embellie est bien là , malgré un léger recul des bénéfices

Le plasturgiste améliore son chiffre d’affaires de 7%, après un recul de 18% en 2009. A contrario, son résultat net baisse de 3,4%. Les projets futurs sont à  même de changer la donne.

L’activité de la Snep reprend des couleurs après une année 2009 difficile. Son chiffre d’affaires s’est en effet amélioré de 7,1%, passant à 848,4 MDH. La hausse est justifiée par l’augmentation de 10%  des prix de vente du PVC, elle-même dictée par le renchérissement de l’éthylène. Et encore, l’envolée de cet hydrocarbure insaturé nécessaire à la production du PVC n’a pas été entièrement répercutée sur les prix de vente. C’est ce qui explique en partie la baisse du résultat d’exploitation qui, à 80,1 MDH, marque un retrait de 9,8%. Le résultat net limite son recul à 3,5%, aidé en cela par la baisse des charges financières par rapport à 2009 et par la réalisation de certains produits non courants. Il clôture l’exercice à un niveau de 64,3 MDH, ce qui ramène la marge nette à 7,6%. Le dividende sera par ailleurs de 13 dirhams par action, au même niveau qu’en 2009.
2010 n’a pas été de tout repos pour la Snep qui évolue dans un contexte de libéralisation progressive du marché du PVC à l’horizon 2012 et qui a souffert d’une concurrence qu’elle qualifie de déloyale. Ceci dit, elle a procédé au 2e semestre de l’année dernière au retrait de sa requête d’application des mesures de sauvegarde auprès du ministère du commerce extérieur, suite au retour des importations au même niveau de 2008 dans une conjoncture internationale en amélioration. La société préfère désormais procéder autrement et compte réaliser son programme d’extension de sa capacité de production, pour la ramener à 140 000 tonnes par an, soit le double de la capacité actuelle. Elle a également renforcé son intégration en aval, avec l’acquisition de 21,6% supplémentaires du capital de Dimatit. Le tout en renforçant les chances de commercialisation de ses produits (PVC et soude) à l’international, après leur enregistrement auprès de l’Agence européenne des produits chimiques. Bon vent !