L’ex-Papelera réduit de moitié son déficit net

Malgré des charges en hausse et des amortissements toujours importants, le résultat d’exploitation passe de -24 à  -6,8 MDH. Le résultat non courant sort du rouge.

Med Paper (ex-Papelera de Tétouan) pâtit toujours d’une situation financière difficile, mais la société a sensiblement réduit son déficit par rapport à 2009.
Tout d’abord, son chiffre d’affaires enregistre une hausse de 6,5% en 2010, à 338 MDH, après une année 2009 de quasi-stagnation. Il y a donc reprise de l’activité, mais également augmentation des charges et effet stock négatif au niveau des produits finis. En témoigne le recul de 30% de la valeur ajoutée de l’entreprise, à 57 MDH, et la baisse de 20% de son excédent brut d’exploitation.
Cette dégradation a toutefois été transformée en amélioration au niveau du résultat d’exploitation. En effet, ce dernier est passé d’un déficit de 24 MDH en 2009 à -6,8 MDH en 2010. Cette situation résulte de la baisse des dotations aux amortissements, qui passent de 44 MDH à 30 MDH, ainsi que de la constatation d’une reprise d’exploitation d’un montant de 7 MDH.
Ainsi, Med Paper est sur la bonne voie pour recouvrer sa rentabilité opérationnelle. Mais il lui reste un long chemin pour sortir de son déficit global. Celui-ci s’élève en effet à 31 MDH en 2010. Il a certes été réduit de moitié par rapport à 2009, sous l’effet d’un résultat non courant qui passe au vert, mais il faut encore plusieurs années pour que la société puisse dégager des bénéfices provenant de ses activités récurrentes.
Déjà, le report à nouveau déficitaire qu’elle accumule d’une année à l’autre (296 MDH à fin 2010) ne cesse de rogner ses fonds propres. Ceux-ci sont passés, rien qu’entre 2009 et 2010, de 160 MDH à 128 MDH. De fait, une restructuration de la dette financière pour réduire les charges d’intérêts devient un impératif, de même que la recherche de synergies avec la société Safripac absorbée en 2009.