Lesieur redresse ses marges malgré une baisse d’activité

Le chiffre d’affaires a baissé de 11,2% en 2009 en raison de la répercussion de la chute des cours des huiles brutes. Mais la rentabilité s’est redressée grà¢ce au rétablissement des marges.

Après avoir atteint 4,5 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2008, l’activité de Lesieur Cristal a rechuté en 2009 en raison du contexte du marché international. En effet, le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 3,9 milliards de DH, en baisse de 11,2% par rapport à 2008. Même si les ventes de la filiale huiles et corps gras d’Ona ont progressé de 6%, la baisse du cours des huiles brutes a induit un recul des prix de vente des huiles de table.
Cela dit, le résultat d’exploitation consolidé a effectué un bond de 65,2%, à 418 MDH. Une performance qui tranche avec le recul du chiffre d’affaires et qui s’explique par l’amélioration de la marge de l’huile de table et le bon comportement de l’activité savon. Cette bonne évolution a néanmoins été atténuée par la dégradation de la marge de l’activité trituration, occasionnée par l’effondrement des prix des tourteaux à l’international, et par le développement des importations. La marge opérationnelle ressort donc à 10,5%, soit 4,9 points de plus qu’en 2008.
Le résultat net part du groupe s’est, lui, apprécié plus fortement. Il a gagné 84,7% d’une année à l’autre pour s’élever à 291,6 MDH. La bonne progression du résultat d’exploitation a, de fait, été amplifiée par la plus-value réalisée sur la cession de la société CMB Plastique. Ce qui a permis de doubler la marge nette qui se fixe désormais à 7,3%. Au vu de ses réalisations, le management de Lesieur distribuera un dividende ordinaire de 79 DH par action et un autre exceptionnel de 21 DH.
Pour 2010, dans un environnement qui reste marqué par la volatilité des matières premières, Lesieur poursuivra sa stratégie de sécurisation de ses achats et d’optimisation de ses coûts de transformation. Elle va également s’attaquer aux aspects marketing de son activité à travers l’optimisation de ses circuits de distribution et la rationalisation de l’écoulement de ses marques.