Les résultats de Med Paper grevés par le non-courant

Malgré le redressement de l’excédent brut d’exploitation, le résultat net s’enfonce dans le rouge à  cause de la mise en Å“uvre d’un plan de restructuration.

Réalisations mitigées pour l’ex-Papelera de Tétouan en 2009. En dépit d’un redressement louable de l’activité et des performances opérationnelles, les résultats s’enfoncent dans le rouge en raison de plusieurs éléments exceptionnels.
En effet, le chiffre d’affaires réalise une progression de 1,9% pour s’établir à 321,5 MDH, dans une année qui, rappelons-le, a été marquée par de fortes précipitations. La valeur ajoutée de Med Paper a pour sa part été multipliée par trois et ressort à 82 MDH, et l’excédent brut d’exploitation est sorti du rouge et s’élève désormais à 32 MDH.
Ce sont là de bonnes réalisations, mais qui, malheureusement, n’ont pas profité aux autres lignes du CPC. Le résultat d’exploitation est passé de -12,7 MDH en 2008 à -24,1 MDH en 2009, et le résultat net d’un bénéfice de 63,3 MDH à un déficit de -60,8 MDH. Cette forte dégradation s’explique par plusieurs éléments, notamment la non-récurrence de la plus-value réalisée sur la cession du terrain de Tétouan en 2008, le coût du plan social mis en œuvre par la société, l’amortissement exceptionnel du matériel du site de Tétouan ainsi que les dégâts engendrés par les inondations.
Rappelons à ce titre que l’année 2009 a été marquée par la réalisation du projet de restructuration industrielle après la fusion de Papelera avec Safripac, projet qui s’est traduit par l’arrêt de l’unité de Tétouan et le transfert du siège social dans l’objectif de regrouper l’ensemble de la production sur le site de Tanger. En 2010, et grâce aux synergies attendues de la fusion, Med Paper devrait procéder à la mise en place d’un plan de communication ainsi qu’une réorganisation au niveau commercial orientée vers le développement du marché international. Elle devrait également poursuivre la réduction de sa dette financière.