Le secteur Banques : Bonne résilience du secteur bancaire coté en 2011

Malgré un contexte des plus difficiles, marqué tant par le resserrement des liquidités, la remontée des insolvabilités notamment chez les entreprises et une morosité boursière avérée, le secteur bancaire coté affiche une bonne résilience en 2011.

Malgré un contexte des plus difficiles, marqué tant par le resserrement des liquidités, la remontée des insolvabilités notamment chez les entreprises et une morosité boursière avérée, le secteur bancaire coté affiche une bonne résilience en 2011. D’abord, à travers une expansion notoire des crédits à la clientèle qui progressent en consolidé de 14%, à 643 milliards de DH. Ensuite, en arrivant à faire nettement mieux que le marché global dont il est censé être une jauge assez fiable. En effet, alors que les bénéfices cumulés, toutes sociétés confondues, ont reculé de 0,8%, à 29,9 milliards de DH, ceux des banques cotées ont progressé de 7,1%, à 8,65 milliards de DH, ce qui a préservé le ROE au niveau honorable de 12,6% quand bien même les fonds propres de trois banques ont fortement augmenté.

Cette performance s’explique principalement par une baisse du coût du risque, assez paradoxale par ailleurs, mais qui peut bien avoir deux explications. D’une part, la contribution de l’international chez BMCE Bank et Attijariwafa bank contribue à décorréler la dépendance des performances au seul marché marocain. D’autre part, les grandes banques de la place auraient multiplié les montages juridico-financiers de remboursement des dettes Corporates par des reprises d’actifs notamment immobiliers.

Entre ces deux bouts de chaîne de génération de marges (crédits et bénéfices), quelques maillons ont tout de même moins bien fonctionné. Celui des marges purement financières avec un PNB qui affiche le taux de progression le plus faible depuis près d’une décennie (+5,2%, à 40,6 milliards de DH). Mais aussi le chaînon de la productivité avec un coefficient d’exploitation qui se dégrade de 1,5 point et retrouve à nouveau le niveau de 50% après plusieurs années d’amélioration.