Le secteur Assurances : Des performances en ordre dispersé pour les assurances cotées

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ! Ce vers de Lamartine pourrait bien schématiser l’évolution en 2011 des compagnies d’assurances cotées en Bourse.

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ! Ce vers de Lamartine pourrait bien schématiser l’évolution en 2011 des compagnies d’assurances cotées en Bourse. L’être ou le représentant providentiel n’est autre que Wafa Assurances dont l’absence, à lui seul, aurait transmué le bon millésime en exercice médiocre.

En effet, globalement, le compartiment Assurance & Assimilé de la cote casablancaise affiche de belles progressions aussi bien sur le registre commercial que celui de la profitabilité, mais cela doit la part trop belle à la prestation époustouflante de la filiale d’Attijariwafa bank qui représente, par ailleurs, 60% de la capitalisation totale dudit compartiment.  

Le point d’orgue de cette «dépendance» est incarné dans l’évolution de la capacité bénéficiaire du secteur qui, malgré la débâcle d’Atlanta dont le résultat net a périclité de 36%, à 158 milliards de DH, ressort à +4%, à 1,36 milliard de DH avec en prime un ROE des plus appréciables, à 19,2%. Une progression louable à mettre en relief avec la baisse de 0,8% accusée sur ce registre par l’ensemble de la place, toutes sociétés confondues. Mais hors Wafa Assurance, le reste du compartiment accuse une chute de 6% des bénéfices agrégés à 554 MDH et, corrélativement, de 5 points de son ROE.

Même constat pour la moisson commerciale où le chiffre d’affaires cumulé a franchi, pour la première fois, la barre des 10 milliards de DH (10,9 milliards de DH) grâce à un bond de 9,5%, soit un peu mieux que la progression de l’ensemble du secteur des assurances en 2011 dont les primes émises ont avoisiné les 24 milliards de DH (+9,2%). Là encore, si on excluait le leader du secteur dont le chiffre d’affaires a grimpé de 17,4%, la performance du compartiment tombe à +3%.

Enfin, hormis la locomotive Wafa Assurance, le retardataire Atlanta et le petit poucet Agma, CNIA Saada ne démérite point avec un exercice honorable qui conjugue une évolution poussive du business et un maintien louable de la profitabilité.