Holcim durement touchée par la percée de Ciments de l’Atlas

Le chiffre d’affaires consolidé marque une baisse dans un marché en croissance de plus de 10%. Les bénéfices chutent de 13% avec le renchérissement des intrants.

De tous les opérateurs historiques du secteur du ciment, Holcim Maroc est celui qui a le plus pâti des capacités de production additionnelles que compte actuellement le marché national du ciment. Il s’agit plus concrètement de Ciments de l’Atlas, dont la première usine de Ben Ahmed fonctionne déjà à plein régime et dont la seconde, celle de Beni Mellal, monte graduellement en puissance. Ces deux cimenteries du groupe Sefrioui concurrencent fortement Holcim sur son marché du Centre du Maroc, étant donné qu’elles livrent une grande partie de leur production sur Casablanca et Marrakech, marchés de prédilection de Holcim après l’ouverture de son usine de Settat.

Le management de Holcim n’a pas accompagné sa communication financière de 2011 d’explications ou de précisions sur ses ventes. Mais compte tenu de la baisse de 1,4% du chiffre d’affaires consolidé, qui s’établit à 3,5 milliards de DH, on peut dire que les ventes de l’opérateur ont enregistré une baisse plus ou moins importante dans un marché du ciment en hausse de 10,7%.

Pour ne rien arranger, le renchérissement du coût des intrants, suite notamment à l’envolée des prix des combustibles, est venu s’ajouter à la pression concurrentielle que subit la société pour dégrader davantage sa rentabilité. Le résultat d’exploitation marque en effet une baisse de 12,2% pour descendre à 1,1 milliard de DH. La marge opérationnelle perd ainsi près de 4 points, à 31,6%. En ligne avec cette variation, le bénéfice net part du groupe recule de 12,7%, à 575 MDH, faisant baisser la marge nette de 2 points, à 16,5%.

La situation ne risque pas de changer significativement en 2012 pour Holcim, mais avec une consommation du ciment qui reprend suite à la relance du logement social, on peut s’attendre à ce que l’impact se réduise sur les comptes de l’opérateur.