Disway : Indicateurs en berne, mais un avenir prometteur

La conjoncture n’a pas aidé Disway en 2011, mais la société s’est dotée de vrais avantages compétitifs, comme sa plateforme logistique et de nouvelles cartes pour capter toute reprise future.

Loin des 2,2 milliards de chiffre d’affaires et des 102 MDH de résultat net promis il y a un an, Disway affiche carrément des régressions par rapport aux réalisations de 2010. La société a certes prévenu le marché à travers un profit warning, mais il est venu, d’après les analystes, un peu tard puisqu’il n’a été publié qu’en janvier…

Au final, les chiffres consolidés font état d’un chiffre d’affaires de 1,34 milliard de DH, en retrait de 21%, d’un résultat d’exploitation de 49 MDH, en recul de 52% et d’un résultat net de 26 MDH qui chute de 64% et qui n’atteint guère que le quart de la promesse !

Mais ce n’est pas faute d’avoir mouiller la chemise. Disway a subi en effet les affres d’une conjoncture pour le moins compliquée. Baisse du budget d’investissement et de fonctionnement de l’Etat (principal donneur d’ordre du secteur), problèmes d’approvisionnement en disques durs (liés aux inondations en Thaïlande), printemps arabe (avec son impact évident sur la filiale Matel Tunisie) et last but not least, la concurrence de plus en plus rude avec son lot de tensions sur les prix et les marges.
Et si l’on ajoute les amortissements liées à l’investissement dans la zone logistique Sapino, les résultats sont davantage minorés. La baisse aurait pu être plus drastique si la société n’avait pas opté pour le choix de fusion qui a induit des économies de 10% en termes de charges d’exploitation.

Même avec une meilleure gestion du risque de change, la dernière ligne du CPC fléchit puisque la société a dû provisionner sa participation en Tunisie, enregistrer un résultat non courant de -3 MDH lié au réaménagement du siège social, et payer un IS au taux normal après l’expiration de l’avantage fiscal lié à son introduction en Bourse. Le dividende proposé est de 13 DH (contre 21 au titre de 2010), soit un pay out de 75,8%.