CNIA Saada : Une rentabilité qui s’améliore malgré une activité stable

La filiale du Groupe Saham fait toujours mieux que son business plan d’IPO mais à  terme le manque de vivacité du canal de la bancassurance risque de constituer un handicap majeur.

Premier exercice plein post-introduction en Bourse pour CNIA Saada et premier test réussi en matière de réalisation des objectifs. En effet, la filiale de Saham Finances franchit comme attendu en 2011 la barre de 3 milliards de DH de chiffre d’affaires, certes avec un léger retard de 106 MDH, mais en termes de profitabilité, tous les indicateurs dépassent les balises du business plan de l’IPO.

C’est ainsi que la panne de croissance accusée par la bancassurance et, par ricochet, par la branche Vie dont le CA à baissé de 7,6%, à 471 MDH, a été largement compensée par une évolution plus qu’honorable de la Non Vie qui a progressé, elle, de 4,2% à 2,57 milliards de DH et, surtout, par une nette amélioration de la productivité et une meilleure tenue du résultat non technique. Aussi, d’une part, le ratio combiné net (hors réassurance) s’est amélioré de près de 5 points en tombant sous les 100%. Cette performance qui est due principalement à une meilleure maîtrise des frais du personnel et d’acquisition des contrats, assure désormais au quatrième assureur du Maroc de gagner de l’argent dès la composante purement assurantielle de son métier.  D’autre part, le résultat non technique vire au vert (à 5,8 MDH) contre une perte de 19,4 MDH en 2010. La conjugaison de ces  facteurs masque la baisse de régime du résultat financier qui a fléchi de 4,6% à 625 MDH, morosité boursière oblige, et permet au final de dégager un résultat net en rebond de 16,5%, à 353 MDH, et un ROE de 13,6%.

Au demeurant, malgré des performances appréciables, CNIA Saada reste confrontée à une problématique centrale : comment équilibrer la croissance entre les deux branches Non Vie et Vie alors que le partenariat avec le groupe Banque Populaire, principal pourvoyeur de celle-ci, ressemble davantage à une union libre qu’à un mariage catholique.