Cimar résiste bien à  la montée de la concurrence

Les ventes de ciment de la société ont progressé de 8,1% contre 10,7% pour tout le marché. Le positionnement dans le Sud et la prolifération des constructions anarchiques ont aidé.

Ciments du Maroc a bien tiré son épingle du jeu en 2011. Malgré la montée en puissance de Ciments de l’Atlas et les perturbations  politiques qui ont eu lieu l’année dernière, la société a pu améliorer son activité et sa rentabilité grâce notamment à son positionnement dans la région du Sud, loin du terrain de chasse de la cimenterie du groupe Sefrioui, marché qui a, en plus, fait l’objet de prolifération des constructions anarchiques, notamment à Agadir. C’est ainsi que les ventes de ciment de la société ont progressé de 8,1% dans un marché en hausse de 10,7%. Il s’agit en fait d’une performance compte tenu de l’évolution des ventes des autres cimentiers historiques.

Dans ce contexte, le chiffre d’affaires consolidé de Cimar a enregistré une hausse de 9,4%, à 3,97 milliards de DH. Le résultat d’exploitation a suivi la même tendance, avec une progression de 8,8%, à 1,26 milliard. L’amélioration des performances industrielles de l’usine d’Aït Baha a sensiblement contribué à l’augmentation de la rentabilité opérationnelle, mais le poids des amortissements de cette même usine ont consommé une bonne partie de cette amélioration. Du coup, la marge opérationnelle est restée stable, à près de 32%.

Le résultat net a, lui, marqué un bond de 12,9%, à 984 MDH. Il inclut une plus-value exceptionnelle de 18 MDH relative à la cession des actions d’Axim Maroc, sachant qu’en 2010, le résultat non courant était déficitaire de 94 MDH. Ainsi, la marge nette a gagné 0,8 point pour se situer à 24,8%.

Compte tenu de ces réalisations, et malgré la volonté du management d’accélérer le rythme des investissements dans le Nord et dans les unités existantes, ce dernier a décidé de procéder à la distribution d’un dividende de 35 DH par action, en hausse de 17% par rapport à 2010.