Bonne résistance d’Eqdom malgré un contexte difficile

Longtemps décriée pour avancer moins vite que les autres dans une conjoncture favorable, Eqdom prend sa revanche par temps de crise en faisant mieux que ses concurrents.

A la fin des cycles euphoriques, ce sont généralement ceux qui ont été les plus sages qui s’en sortent le mieux dans le temps dur qui s’ensuivent. Et Eqdom en est une parfaite illustration dans un secteur frappé de plein fouet par la rétraction du crédit automobile et la hausse substantielle de l’insolvabilité des clients. Ayant longtemps fait pâle figure en terme de croissance face à Wafasalaf et Salafin, ses concurrents immédiats, la filiale du groupe Société Générale traverse sans coup férir ou presque une année 2009 assez difficile. Aussi, contrairement aux filiales des deux premiers groupes bancaires privés, le bénéfice net de l’ex-leader du secteur ne flanche point, voire progresse légèrement de 2%, à 234,7 MDH.
Certes, le coût du risque a amputé une bonne partie de l’évolution du fonds de commerce, mais il demeure limité à 7,9% contre 5,7% un an auparavant (appréhendé par le ratio DAP/PNB). De même que le coefficient d’exploitation s’améliore de 0,5 point, à 35,7%, malgré l’effort d’extension du réseau (ouverture de deux nouvelles agences en 2009 qui porte le nombre de points de vente propres à 23).
En amont de ces performances, le PNB s’est amélioré de 5%, à 645,3 MDH et les encours bruts se sont accrus de 5,6%, à 8,67 milliards de DH avec un dégonflement manifeste du stock des encours du produit LOA qui a connu le coup de grâce par l’Administration fiscale en 2008.
A noter, par ailleurs, que dans un élan d’optimisation de son coût de refinancement, Eqdom a réduit la voilure en 2009 de la dette bancaire au profit d’un recours prononcé aux BSF dont l’encours a plus que triplé, à 2,2 milliards de DH. Enfin, les actionnaires principaux ont décidé de maintenir le dividende à son niveau de 100 DH par action, ce qui correspond à un pay out élevé de plus de 70% et un dividend yield de 6%.