BMCI préserve l’essentiel en 2011

Dans un contexte de remontée des risques et du coût des ressources, la filiale de BNP Paribas s’appuie sur le dynamisme de ses filiales pour préserver sa rentabilité.

Malgré un contexte de remontée des risques de crédit, avec un coût du risque consolidé qui bondit de 10%, à 325 MDH, BMCI arrive à préserver l’essentiel en 2011 avec une progression, certes timide, des principaux agrégats et ce, à commencer par la distribution de crédits.

En effet, après une année 2010 de quasi-stagnation, les créances sur la clientèle reprennent du poil de la bête avec un bond de 11%, à 58,4 milliards de DH, mais qui doit la part belle au seul dynamisme des filiales consolidées, sachant que l’activité crédit chez la maison mère n’a progressé, pour sa part, que de 3,3%, à 40,8 milliards de DH.  Dans ce sillage, le PNB consolidé s’est apprécié de 7,5% en franchissant pour la première fois la barre des 3 milliards de DH, et ce, malgré le renchérissement du coût des ressources avec des certificats de dépôts qui ont progressé nettement plus vite que les dépôts non rémunérés (+22% contre +3,4%). Toutefois, le tiers de cette performance provient du meilleur comportement des «autres activités» qui incluent des rubriques non corrélées aux trois composantes principales du PNB telles les dividendes remontés, les loyers perçus et la contribution du fonds de garanties de dépôts.  

Au niveau de la productivité, l’heure n’est plus aux gains successifs alignés année après année. Le coefficient d’exploitation consolidé lâche ainsi près de 3 point pour remonter à 42,1%, mais demeure toutefois le meilleur du secteur.  Le management explique cette détérioration par l’effort d’extension du réseau qui atteint la barre symbolique des 300 agences.

Aussi, le résultat brut d’exploitation et le résultat net part du groupe ressortent en amélioration quasi identique de 3,4%, en s’établissant respectivement à 1,8 milliard de DH et 813,4 MDH.  Ce qui permet au ROE de se maintenir au delà des 10%, soit à 11%, en stagnation par rapport à l’exercice 2010.